Sécurité avant tout : aucune fiche de cet atlas ne remplace l’avis d’un spécialiste. En cas de doute sur une récolte, ne consommez rien et faites systématiquement contrôler vos champignons par un pharmacien ou une société mycologique avant toute consommation. Chaque année, des confusions avec des espèces toxiques provoquent des intoxications graves, parfois mortelles.

L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !

Amanite phalloïde

L’amanite phalloïde (Amanita phalloides) est le champignon le plus dangereux d’Europe : elle est responsable de la grande majorité des intoxications mortelles. Son chapeau vert olivâtre, ses lames blanches, son anneau et sa volve doivent être connus de tout cueilleur.

Nom latinAmanita phalloides
FamilleAmanitacées
Chapeau5 à 15 cm
SaisonÉté → automne
ComestibilitéMortel

Description détaillée

Le chapeau (5 à 15 cm) est vert olivâtre à jaunâtre, souvent parcouru de fines fibrilles radiales plus sombres. Les lames sont blanches et libres. Le pied blanc, parfois chiné de vert, porte un anneau membraneux et s’enfonce dans une volve blanche en sac ample. La chair blanche dégage, en vieillissant, une odeur douceâtre de rose fanée.

Habitat, écologie et répartition

Espèce mycorhizienne, elle vit surtout avec les chênes, mais aussi les châtaigniers et les hêtres. Très commune, elle est présente dans toute l’Europe.

Période d’apparition

De l’été à l’automne, parfois abondante.

Un poison mortel

Elle contient des amatoxines (α-amanitine) que la cuisson ne détruit pas. L’intoxication phalloïdienne suit un scénario redoutable : latence de 6 à 12 heures sans symptôme, puis troubles digestifs violents, rémission trompeuse, et enfin atteinte grave du foie. Un seul carpophore peut suffire à tuer un adulte.

Que faire en cas d’ingestion ?

Appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou un centre antipoison, même sans symptôme. Conservez un reste du champignon. Le délai d’apparition tardif des troubles est justement le signe des intoxications les plus graves.

Confusions dangereuses

Ses formes pâles se confondent avec des comestibles à lames blanches : jeunes agarics, certaines russules vertes, ou même le champignon de couche. La règle vitale : devant tout champignon à lames blanches, anneau et volve, on dégage la base du pied et, au moindre doute, on s’abstient.

Questions fréquentes

L’amanite phalloïde est-elle mortelle ?

Oui. Elle est responsable de la plupart des intoxications mortelles. Un seul exemplaire peut tuer. Ne la consommez jamais.

Comment la reconnaître ?

Chapeau vert olivâtre à fibrilles radiales, lames blanches, anneau, volve blanche en sac, odeur de rose fanée avec l’âge.

Quels sont les symptômes ?

Une latence de 6 à 12 h, puis troubles digestifs violents, une rémission trompeuse et une atteinte hépatique grave.

Que faire en cas d’ingestion ?

Appelez immédiatement le 15 ou un centre antipoison, même sans symptôme, et conservez un reste du champignon.

Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.

Catégorie : Mortel

Comment utiliser l’Atlas des champignons

Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.

Comestibles, toxiques ou mortels

Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.