L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !
L’amanite phalloïde (Amanita phalloides) est le champignon le plus dangereux d’Europe : elle est responsable de la grande majorité des intoxications mortelles. Son chapeau vert olivâtre, ses lames blanches, son anneau et sa volve doivent être connus de tout cueilleur.
Description détaillée
Le chapeau (5 à 15 cm) est vert olivâtre à jaunâtre, souvent parcouru de fines fibrilles radiales plus sombres. Les lames sont blanches et libres. Le pied blanc, parfois chiné de vert, porte un anneau membraneux et s’enfonce dans une volve blanche en sac ample. La chair blanche dégage, en vieillissant, une odeur douceâtre de rose fanée.
Habitat, écologie et répartition
Espèce mycorhizienne, elle vit surtout avec les chênes, mais aussi les châtaigniers et les hêtres. Très commune, elle est présente dans toute l’Europe.
Période d’apparition
De l’été à l’automne, parfois abondante.
Un poison mortel
Elle contient des amatoxines (α-amanitine) que la cuisson ne détruit pas. L’intoxication phalloïdienne suit un scénario redoutable : latence de 6 à 12 heures sans symptôme, puis troubles digestifs violents, rémission trompeuse, et enfin atteinte grave du foie. Un seul carpophore peut suffire à tuer un adulte.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou un centre antipoison, même sans symptôme. Conservez un reste du champignon. Le délai d’apparition tardif des troubles est justement le signe des intoxications les plus graves.
Confusions dangereuses
Ses formes pâles se confondent avec des comestibles à lames blanches : jeunes agarics, certaines russules vertes, ou même le champignon de couche. La règle vitale : devant tout champignon à lames blanches, anneau et volve, on dégage la base du pied et, au moindre doute, on s’abstient.
Questions fréquentes
L’amanite phalloïde est-elle mortelle ?
Oui. Elle est responsable de la plupart des intoxications mortelles. Un seul exemplaire peut tuer. Ne la consommez jamais.
Comment la reconnaître ?
Chapeau vert olivâtre à fibrilles radiales, lames blanches, anneau, volve blanche en sac, odeur de rose fanée avec l’âge.
Quels sont les symptômes ?
Une latence de 6 à 12 h, puis troubles digestifs violents, une rémission trompeuse et une atteinte hépatique grave.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez immédiatement le 15 ou un centre antipoison, même sans symptôme, et conservez un reste du champignon.
Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.
Espèces proches à découvrir
L’amanite printanière (Amanita verna) est un champignon mortel, entièrement blanc, qui doit son nom à son apparition précoce dès le printemps. Proche parente de l’amanite phalloïde et de l’amanite vireuse, elle renferme les mêmes toxines dévastatrices : quelques grammes suffisent à provoquer une intoxication fatale. Sa couleur immaculée et son allure banale la rendent d’autant plus dangereuse qu’elle peut être confondue avec des espèces comestibles.
Description détaillée
Entièrement blanche, l’amanite printanière présente un chapeau lisse de 5 à 10 cm, d’abord ovoïde puis convexe à étalé, à marge non striée et à surface parfois légèrement luisante par temps humide. Les lames sont blanches, libres et serrées. Le pied, blanc et cylindrique (7 à 12 cm), porte un anneau membraneux retombant et s’enfonce dans une volve membraneuse en sac, souvent enterrée — le détail décisif qu’il faut toujours dégager. La chair est blanche, sans odeur marquée chez les jeunes sujets, devenant désagréable avec l’âge. Au contact de la potasse, elle jaunit parfois, ce qui aide à la distinguer de la phalloïde.
Habitat, écologie et répartition
Espèce mycorhizienne, elle vit en symbiose avec les arbres, principalement les feuillus (chênes, hêtres, châtaigniers) sur sols calcaires et bien drainés, plus rarement sous conifères. Thermophile, elle est surtout présente dans le sud et l’ouest de l’Europe et se raréfie vers le nord.
Période d’apparition
Comme son nom l’indique, elle fructifie tôt, du printemps au début de l’été, ce qui la distingue de l’amanite phalloïde, plutôt estivale et automnale. Cette précocité peut surprendre le cueilleur habitué à associer les amanites blanches à l’automne.
Une toxine mortelle
L’amanite printanière contient des amatoxines (α-amanitine), poisons thermostables que la cuisson ne détruit pas. L’intoxication, dite phalloïdienne, suit un scénario redoutable : une phase de latence de 6 à 12 heures sans aucun symptôme, puis une phase de troubles digestifs violents (vomissements, diarrhées, déshydratation), suivie d’une rémission trompeuse pendant laquelle le foie est pourtant gravement attaqué. Sans prise en charge, l’évolution se fait vers l’insuffisance hépatique aiguë, potentiellement fatale ou nécessitant une greffe.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou un centre antipoison, même en l’absence de symptôme et même en cas de simple doute. Conservez un reste du champignon ou des épluchures pour permettre l’identification. Ne vous fiez jamais à un délai sans trouble : le caractère tardif des premiers signes (plus de 6 heures) est justement le marqueur des intoxications les plus graves.
Confusions dangereuses
Le risque majeur vient de sa confusion avec des espèces blanches réputées comestibles. Jeune et encore fermée dans sa volve, elle peut évoquer un champignon de couche ou une vesse-de-loup ; adulte, on la confond avec le rosé des prés (Agaricus campestris) ou d’autres agarics. La différence est vitale : les agarics ont des lames roses puis brun chocolat et ne possèdent ni volve, alors que l’amanite printanière garde des lames blanches, un anneau et une volve en sac. Devant tout champignon blanc, dégagez toujours la base du pied.
Reconnaître une amanite mortelle
Trois amanites blanches mortelles — printanière, vireuse et phalloïde (forme blanche) — partagent le même trio d’indices : lames blanches + anneau + volve. La règle d’or du cueilleur : ne jamais consommer un champignon blanc à lames blanches sans avoir vérifié l’absence de volve à la base, et au moindre doute, s’abstenir.
Questions fréquentes
L’amanite printanière est-elle dangereuse ?
Oui, elle est mortelle. Elle contient les mêmes amatoxines que l’amanite phalloïde et peut être fatale à faible dose. Ne la consommez jamais.
Comment reconnaître l’amanite printanière ?
Champignon entièrement blanc : chapeau lisse, lames blanches libres, pied à anneau membraneux et volve en sac à la base. La volve est le signe d’alerte décisif.
Comment la distinguer du rosé des prés ?
Le rosé des prés a des lames roses virant au brun chocolat et n’a pas de volve ; l’amanite printanière garde des lames blanches, un anneau et une volve. Vérifiez toujours la base du pied.
Quand pousse-t-elle ?
Au printemps et au début de l’été, plus tôt que l’amanite phalloïde. Cette précocité peut tromper les cueilleurs.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez immédiatement le 15 ou un centre antipoison, même sans symptôme. Conservez un reste du champignon. Les symptômes tardifs (6 à 12 h) ne doivent jamais rassurer.
Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.
Espèces proches à découvrir
L’amanite vireuse (Amanita virosa), surnommée « l’ange de la mort », est une amanite entièrement blanche et mortelle. Elle renferme les mêmes amatoxines que l’amanite phalloïde.
Description détaillée
Entièrement blanche, elle a un chapeau (5 à 10 cm) souvent conique à mamelonné, un peu visqueux par temps humide. Les lames sont blanches et libres. Le pied blanc, laineux-floconneux, porte un anneau souvent déchiqueté et une volve en sac. La chair dégage une odeur désagréable avec l’âge.
Habitat, écologie et répartition
Espèce mycorhizienne, elle apprécie les feuillus (surtout bouleaux) et les conifères, sur sols acides et humides.
Période d’apparition
De l’été à l’automne.
Un poison mortel
Elle contient des amatoxines thermostables et provoque le même syndrome phalloïdien que l’amanite phalloïde : latence de 6 à 12 h, troubles digestifs, rémission trompeuse, puis atteinte hépatique grave. Elle est mortelle.
Que faire et confusions
Toute ingestion impose d’appeler le 15 ou un centre antipoison, même sans symptôme. Jeune, elle se confond avec des agarics blancs ou le champignon de couche : mais l’amanite vireuse a des lames blanches, un anneau et une volve. Devant tout champignon blanc, dégagez la base du pied.
Questions fréquentes
L’amanite vireuse est-elle mortelle ?
Oui. Elle contient les mêmes amatoxines que l’amanite phalloïde et peut être fatale. Ne la consommez jamais.
Comment la reconnaître ?
Champignon entièrement blanc, chapeau souvent conique, pied laineux à anneau déchiqueté et volve en sac, lames blanches.
Comment la distinguer d’un agaric ?
Les agarics ont des lames rosées puis brunes et pas de volve ; l’amanite vireuse garde des lames blanches, un anneau et une volve.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez immédiatement le 15 ou un centre antipoison, même sans symptôme, et conservez un reste du champignon.
Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.
Espèces proches à découvrir
Le cortinaire couleur de rocou (Cortinarius orellanus) est l’un des champignons les plus dangereux : il est mortel. Sa toxine, l’orellanine, détruit les reins, avec des symptômes très retardés qui trompent le diagnostic.
Description détaillée
Le chapeau (3 à 8 cm), brun orangé à fauve (couleur de rocou), est feutré-fibrilleux et souvent mamelonné. Les lames, épaisses et espacées, sont brun orangé à rouille. Le pied jaunâtre à fibrilles porte la trace de la cortine. La chair jaunâtre a une odeur de radis.
Habitat et écologie
Espèce thermophile, il pousse sous feuillus (chênes, bouleaux), sur sols acides, en automne.
Un poison rénal mortel
Il contient l’orellanine, néphrotoxine mortelle. Le syndrome orellanien débute par une latence extrêmement longue (3 à 20 jours) sans symptôme, puis apparaît une soif intense, des troubles urinaires et une atteinte rénale progressive pouvant conduire à l’insuffisance rénale (dialyse, greffe) ou à la mort. Le délai rend le lien avec le repas très difficile à établir.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou un centre antipoison, même sans symptôme. En cas de troubles rénaux inexpliqués, signalez tout repas de champignons des semaines précédentes.
Confusions
Sa couleur peut évoquer une chanterelle ou un comestible à lames rousses. Mais ses lames épaisses espacées rouille, sa cortine et sa couleur de rocou signent un cortinaire : on ne consomme aucun cortinaire.
Questions fréquentes
Le cortinaire couleur de rocou est-il mortel ?
Oui. Sa toxine, l’orellanine, détruit les reins et peut être fatale. Ne le consommez jamais.
Pourquoi est-il si dangereux ?
Les symptômes rénaux apparaissent 3 à 20 jours après le repas : on ne fait souvent pas le lien, ce qui retarde la prise en charge.
Comment le reconnaître ?
Chapeau brun orangé (rocou) feutré, lames épaisses espacées rouille, pied à cortine, odeur de radis.
Que faire en cas de doute ?
Appelez le 15 ou un centre antipoison sans attendre les symptômes.
Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.
Espèces proches à découvrir
Le cortinaire resplendissant (Cortinarius splendens) est un cortinaire d’un jaune vif doré, aussi beau que dangereux : il est toxique, potentiellement mortel.
Description détaillée
Chapeau jaune vif à jaune doré, un peu visqueux. Les lames jaunes deviennent rouille. Le pied jaune soufre porte un bulbe marginé et la cortine.
Habitat et écologie
Sous hêtres, sur sols calcaires, en automne.
Une espèce dangereuse
Il renferme des toxines pouvant provoquer des atteintes graves. Classé parmi les cortinaires dangereux, voire mortels, il ne doit jamais être consommé ; en cas d’ingestion, appelez le 15 ou un centre antipoison.
Le genre Cortinarius : prudence absolue
Le genre Cortinarius compte des espèces mortelles à orellanine (atteinte rénale à symptômes très retardés). On ne consomme aucun cortinaire.
Questions fréquentes
Le cortinaire resplendissant est-il dangereux ?
Oui, il est toxique et potentiellement mortel. Ne le consommez jamais.
Comment le reconnaître ?
Chapeau jaune vif doré, lames jaunes puis rouille, pied jaune soufre à bulbe marginé, cortine.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez le 15 ou un centre antipoison, même sans symptôme.
Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.
Espèces proches à découvrir
L’inocybe fastigié (Inocybe fastigiata) est un inocybe très commun, à chapeau paille fibrilleux crevassé muni d’un mamelon pointu. Riche en muscarine, c’est un champignon toxique impliqué dans de nombreux empoisonnements.
Description détaillée
Le chapeau, de 2 à 10 cm, porte des fibrilles radiales et un mamelon pointu proéminent ; la marge est souvent lobée dès le jeune âge. Sa couleur va du paille au jaune d’ocre et au brun ocre olivâtre, le sommet nuancé de brun fauve, et sa cuticule prend un aspect vergeté et crevassé. Les lames, serrées et libres, sont teintées de jaune vert puis brun tabac olivâtre, l’arête plus pâle et floconneuse. Le pied, de 3 à 10 cm, est un peu épaissi à la base, blanchâtre à paille, d’aspect finement tigré ; il n’y a pas de cortine. La chair, blanchâtre à jaunâtre, a une odeur spermatique puis de mie de pain et une saveur repoussante.
Écologie et habitat
L’inocybe fastigié pousse de juin à septembre sur sols sableux, calcaires ou siliceux, y compris les sables littoraux dans des stations très sèches, sous feuillus comme sous conifères.
Toxicité
C’est l’un des inocybes muscariniens les plus répandus. Il provoque un syndrome sudorien : sueurs abondantes, salivation, larmoiement, myosis, troubles digestifs et bradycardie, survenant rapidement après le repas. Il ne doit en aucun cas être consommé.
Confusions
Son chapeau paille fibrilleux et crevassé, à mamelon pointu, se retrouve chez de nombreux inocybes tout aussi toxiques. Il peut être ramassé par erreur avec de petits champignons des bois : la prudence impose d’écarter tout inocybe.
Questions fréquentes
L’inocybe fastigié est-il toxique ?
Oui, il est riche en muscarine et provoque un syndrome sudorien ; il ne doit jamais être consommé.
Comment le reconnaître ?
Chapeau paille fibrilleux radialement, crevassé, à mamelon pointu, lames brun tabac olivâtre, odeur spermatique.
Où pousse-t-il ?
Sur sols sableux, calcaires ou siliceux, y compris littoraux, sous feuillus et conifères, de juin à septembre.
Quels symptômes en cas d’ingestion ?
Sueurs, salivation, larmoiement, myosis, troubles digestifs et ralentissement cardiaque, peu après le repas.
Est-il facile à confondre ?
Oui, avec d’autres inocybes et petits champignons des bois ; par sécurité, on ne ramasse aucun inocybe.
Espèces proches à découvrir
La lépiote blonde (Lepiota helveola) est une petite lépiote au chapeau ochracé devenant rose incarnat, à la cuticule sèche se déchirant en écailles pelucheuses. C’est une espèce mortelle, responsable d’un syndrome phalloïdien, qui a déjà coûté la vie à des ramasseurs inexpérimentés. Elle ne doit en aucun cas être consommée.
Description détaillée
Le chapeau, de 1,8 à 6,5 cm, est d’abord convexe puis aplani, ne portant qu’un mamelon peu apparent. D’abord ochracé, il devient rose incarnat avant de se ternir en ochracé rosâtre. La cuticule, très sèche, est d’abord feutrée de façon uniforme puis se déchire en prenant un aspect pelucheux écailleux. Les lamelles sont épaisses, libres, assez serrées, blanches puis crème. Le pied (2 à 4 cm de haut sur 0,3 à 1 cm), légèrement élancé et sans bulbe, est pâle puis rose incarnat, se ternissant en brun rougâtre clair avec l’âge ; il conserve la trace d’un bourrelet annulaire. La chair est mince, blanche, légèrement rose à la cassure, d’odeur faiblement fruitée et de saveur acidulée. Les spores sont blanches.
Écologie et habitat
Fort heureusement rare, la lépiote blonde pousse en été et en automne, de juillet à novembre, dans les prés et jusqu’en bordure des forêts. Sa présence dans les zones herbeuses la rend d’autant plus dangereuse qu’elle peut voisiner avec des champignons comestibles.
Toxicité
La lépiote blonde est mortelle : elle renferme des amatoxines responsables d’un syndrome phalloïdien, identique à celui de l’amanite phalloïde. Les premiers troubles, digestifs, n’apparaissent qu’après un long délai, alors que les toxines ont déjà atteint le foie. D’une manière générale, il vaut mieux s’abstenir de ramasser les petites lépiotes, presque toutes toxiques voire mortelles.
Questions fréquentes
La lépiote blonde est-elle dangereuse ?
Oui, elle est mortelle. Elle contient des amatoxines qui provoquent un syndrome phalloïdien pouvant entraîner la mort.
Quels sont les symptômes d’une intoxication ?
Des troubles digestifs violents survenant après un délai de plusieurs heures, suivis d’une atteinte grave du foie. Toute suspicion impose d’appeler le 15 ou un centre antipoison.
Peut-on la confondre avec un comestible ?
Sa petite taille et sa teinte rose incarnat la rendent difficile à distinguer d’autres petites lépiotes ; par prudence, aucune petite lépiote ne doit être ramassée pour la table.
Où et quand la rencontre-t-on ?
Dans les prés et en bordure de forêts, de juillet à novembre, mais elle reste heureusement rare.
Espèces proches à découvrir
La lépiote brun incarnat (Lepiota brunneoincarnata) est une petite lépiote au chapeau blanchâtre orné de mèches brun-roussâtre aux nuances rosées, dont le pied porte des bracelets bruns caractéristiques. C’est une espèce mortelle à syndrome phalloïdien, parmi les plus dangereuses du genre. Elle ne doit jamais être consommée.
Description détaillée
Le chapeau, de 2,5 à 6 cm, est charnu, convexe puis vite étalé, avec au centre une petite calotte plus foncée. Sur un fond blanchâtre, il présente une multitude de mèches brun-roussâtre teintées de rosé. Les lamelles sont blanches, libres et espacées, puis ocre jaunâtre clair, leur arête se teintant de rouille à maturité. Le pied (2 à 3,5 cm de haut sur 0,5 à 0,8 cm) est cylindrique, assez épais et court, légèrement renflé à la base ; il semble séparé en deux, blanchâtre lavé de rosé en haut et orné en bas de bracelets de fines peluches brunes, avec entre les deux un anneau fragile en forme de bourrelet, parfois absent. La chair est blanche à reflets roses, d’odeur légèrement fruitée. Les spores sont blanches.
Écologie et habitat
Assez rare mais parfois localement abondante, la lépiote brun incarnat pousse de juillet à décembre sur les sols riches : pelouses, jardins, endroits fumés comme les hippodromes, terrains riches en humus, lisières de bois et dunes boisées. Sa présence dans les jardins et lieux fréquentés accroît le risque de confusion.
Toxicité
La lépiote brun incarnat est mortelle. Elle contient des amatoxines qui déclenchent un syndrome phalloïdien, avec une atteinte grave du foie survenant après un long délai. Comme pour l’ensemble des petites lépiotes, presque toutes toxiques voire mortelles, il faut absolument s’abstenir de les consommer.
Questions fréquentes
La lépiote brun incarnat est-elle mortelle ?
Oui. Elle renferme des amatoxines responsables d’un syndrome phalloïdien et compte parmi les lépiotes les plus dangereuses.
Comment la reconnaître ?
À son petit chapeau blanchâtre couvert de mèches brun-roussâtre à nuances rosées et à son pied orné de bracelets bruns.
Où pousse-t-elle ?
Sur les sols riches : pelouses, jardins, lieux fumés, lisières et dunes boisées, de juillet à décembre.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez immédiatement le 15 ou un centre antipoison, même en l’absence de symptômes, car les troubles peuvent être tardifs.
Espèces proches à découvrir
La lépiote de Josserand (Lepiota josserandii) est une petite lépiote au chapeau étalé et creusé en entonnoir, couvert de mèches espacées. C’est une espèce mortelle, contenant les mêmes toxines que l’amanite phalloïde, qui a déjà provoqué des intoxications graves. Elle ne doit jamais être consommée.
Description détaillée
Le chapeau, de 7 à 8 cm, est étalé et plutôt mince, creusé en entonnoir au centre. Sa cuticule est couverte de mèches espacées, souvent groupées au centre et parfois très discrètes. Les lamelles sont libres et blanchâtres. Le pied est droit, cylindrique et élancé ; il porte un anneau légèrement laineux, collé, non mobile et parfois absent. La chair est blanchâtre, discrètement teintée de rose, et dégage une odeur fruitée. Les spores sont blanches.
Écologie et habitat
La lépiote de Josserand pousse parfois en abondance de juillet à décembre dans les jardins. Sa présence dans ces lieux fréquentés la rend particulièrement dangereuse, car elle peut être ramassée par inadvertance.
Toxicité
La lépiote de Josserand est mortelle. Elle renferme les mêmes amatoxines que l’amanite phalloïde et a déjà causé des intoxications graves, notamment en Vendée. Les lépiotes constituent un groupe à hauts risques : sur près de 200 variétés, certaines sont comestibles mais d’autres mortelles, d’où la nécessité de ne consommer aucune petite lépiote.
Questions fréquentes
La lépiote de Josserand est-elle mortelle ?
Oui. Elle contient les mêmes toxines que l’amanite phalloïde et a déjà provoqué des intoxications graves.
Où la rencontre-t-on ?
Souvent dans les jardins, parfois en abondance, de juillet à décembre.
Pourquoi les lépiotes sont-elles à hauts risques ?
Parce que de nombreuses petites lépiotes se ressemblent et que certaines contiennent des toxines mortelles ; il vaut mieux n’en consommer aucune.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez sans attendre le 15 ou un centre antipoison, même en l’absence de symptômes immédiats.
Espèces proches à découvrir
La lépiote à crête (Lepiota cristata) est une petite lépiote à calotte centrale brun roux lisse, entourée d’écailles, qui dégage une forte odeur de radis. Toxique, elle ne doit pas être consommée.
Description détaillée
Le chapeau (2 à 5 cm), conique et peu charnu, souvent mamelonné, montre une calotte centrale lisse brun roux à ocre, tandis que sa cuticule satinée se fissure en écailles concentriques de plus en plus dispersées vers la marge frangée de blanc. Le pied grêle et creux (5 à 6 cm), blanc teinté de rose foncé vers la base, porte un anneau fragile et fugace. La chair blanche, immuable à la cassure, exhale une odeur désagréable d’ail et de radis et une saveur amère, un peu chimique.
Écologie et habitat
Espèce précoce, elle pousse de la fin de l’été à l’automne, en groupes, sur sols riches : pelouses, bords de chemins, vieilles souches, en bois de feuillus ou de conifères, parfois même en serres.
Toxicité
La lépiote à crête est toxique et provoque des troubles digestifs. Comme plusieurs petites lépiotes, elle est soupçonnée de renfermer des composés dangereux. Son odeur de radis et sa saveur amère doivent dissuader tout usage culinaire.
Confusions
Elle ressemble à d’autres petites lépiotes, dont des espèces mortelles à amatoxines (Lepiota helveola, L. brunneoincarnata). La calotte lisse brun roux et la forte odeur de radis sont typiques, mais l’ensemble des petites lépiotes est à proscrire.
Questions fréquentes
La lépiote à crête est-elle dangereuse ?
Oui, elle est toxique et provoque des troubles digestifs.
Comment la reconnaître ?
À sa petite taille, sa calotte brun roux lisse écaillée et sa forte odeur de radis.
Où pousse-t-elle ?
Sur sols riches : pelouses, bords de chemins et souches, de la fin de l’été à l’automne.
Avec quoi peut-on la confondre ?
Avec d’autres petites lépiotes, dont des espèces mortelles : il faut toutes les éviter.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez sans tarder le 15 ou un centre antipoison.
Espèces proches à découvrir
Comment utiliser l’Atlas des champignons
Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.
Comestibles, toxiques ou mortels
Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.