Sécurité avant tout : aucune fiche de cet atlas ne remplace l’avis d’un spécialiste. En cas de doute sur une récolte, ne consommez rien et faites systématiquement contrôler vos champignons par un pharmacien ou une société mycologique avant toute consommation. Chaque année, des confusions avec des espèces toxiques provoquent des intoxications graves, parfois mortelles.

L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !

Inocybe fastigié

L’inocybe fastigié (Inocybe fastigiata) est un inocybe très commun, à chapeau paille fibrilleux crevassé muni d’un mamelon pointu. Riche en muscarine, c’est un champignon toxique impliqué dans de nombreux empoisonnements.

Nom latinInocybe fastigiata
FamilleCortinariacées
Chapeau2–10 cm, paille fibrilleux mamelonné
Hauteur3–10 cm
SaisonÉté
ComestibilitéToxique

Description détaillée

Le chapeau, de 2 à 10 cm, porte des fibrilles radiales et un mamelon pointu proéminent ; la marge est souvent lobée dès le jeune âge. Sa couleur va du paille au jaune d’ocre et au brun ocre olivâtre, le sommet nuancé de brun fauve, et sa cuticule prend un aspect vergeté et crevassé. Les lames, serrées et libres, sont teintées de jaune vert puis brun tabac olivâtre, l’arête plus pâle et floconneuse. Le pied, de 3 à 10 cm, est un peu épaissi à la base, blanchâtre à paille, d’aspect finement tigré ; il n’y a pas de cortine. La chair, blanchâtre à jaunâtre, a une odeur spermatique puis de mie de pain et une saveur repoussante.

Écologie et habitat

L’inocybe fastigié pousse de juin à septembre sur sols sableux, calcaires ou siliceux, y compris les sables littoraux dans des stations très sèches, sous feuillus comme sous conifères.

Toxicité

C’est l’un des inocybes muscariniens les plus répandus. Il provoque un syndrome sudorien : sueurs abondantes, salivation, larmoiement, myosis, troubles digestifs et bradycardie, survenant rapidement après le repas. Il ne doit en aucun cas être consommé.

Confusions

Son chapeau paille fibrilleux et crevassé, à mamelon pointu, se retrouve chez de nombreux inocybes tout aussi toxiques. Il peut être ramassé par erreur avec de petits champignons des bois : la prudence impose d’écarter tout inocybe.

Attention : champignon toxique riche en muscarine. Ne pas consommer. En cas de troubles (sueurs, salivation, troubles digestifs), appelez le 15 ou un centre antipoison.

Questions fréquentes

L’inocybe fastigié est-il toxique ?

Oui, il est riche en muscarine et provoque un syndrome sudorien ; il ne doit jamais être consommé.

Comment le reconnaître ?

Chapeau paille fibrilleux radialement, crevassé, à mamelon pointu, lames brun tabac olivâtre, odeur spermatique.

Où pousse-t-il ?

Sur sols sableux, calcaires ou siliceux, y compris littoraux, sous feuillus et conifères, de juin à septembre.

Quels symptômes en cas d’ingestion ?

Sueurs, salivation, larmoiement, myosis, troubles digestifs et ralentissement cardiaque, peu après le repas.

Est-il facile à confondre ?

Oui, avec d’autres inocybes et petits champignons des bois ; par sécurité, on ne ramasse aucun inocybe.

Catégorie : Mortel

Comment utiliser l’Atlas des champignons

Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.

Comestibles, toxiques ou mortels

Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.