L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !
Lépiote blonde
La lépiote blonde (Lepiota helveola) est une petite lépiote au chapeau ochracé devenant rose incarnat, à la cuticule sèche se déchirant en écailles pelucheuses. C’est une espèce mortelle, responsable d’un syndrome phalloïdien, qui a déjà coûté la vie à des ramasseurs inexpérimentés. Elle ne doit en aucun cas être consommée.
Description détaillée
Le chapeau, de 1,8 à 6,5 cm, est d’abord convexe puis aplani, ne portant qu’un mamelon peu apparent. D’abord ochracé, il devient rose incarnat avant de se ternir en ochracé rosâtre. La cuticule, très sèche, est d’abord feutrée de façon uniforme puis se déchire en prenant un aspect pelucheux écailleux. Les lamelles sont épaisses, libres, assez serrées, blanches puis crème. Le pied (2 à 4 cm de haut sur 0,3 à 1 cm), légèrement élancé et sans bulbe, est pâle puis rose incarnat, se ternissant en brun rougâtre clair avec l’âge ; il conserve la trace d’un bourrelet annulaire. La chair est mince, blanche, légèrement rose à la cassure, d’odeur faiblement fruitée et de saveur acidulée. Les spores sont blanches.
Écologie et habitat
Fort heureusement rare, la lépiote blonde pousse en été et en automne, de juillet à novembre, dans les prés et jusqu’en bordure des forêts. Sa présence dans les zones herbeuses la rend d’autant plus dangereuse qu’elle peut voisiner avec des champignons comestibles.
Toxicité
La lépiote blonde est mortelle : elle renferme des amatoxines responsables d’un syndrome phalloïdien, identique à celui de l’amanite phalloïde. Les premiers troubles, digestifs, n’apparaissent qu’après un long délai, alors que les toxines ont déjà atteint le foie. D’une manière générale, il vaut mieux s’abstenir de ramasser les petites lépiotes, presque toutes toxiques voire mortelles.
Questions fréquentes
La lépiote blonde est-elle dangereuse ?
Oui, elle est mortelle. Elle contient des amatoxines qui provoquent un syndrome phalloïdien pouvant entraîner la mort.
Quels sont les symptômes d’une intoxication ?
Des troubles digestifs violents survenant après un délai de plusieurs heures, suivis d’une atteinte grave du foie. Toute suspicion impose d’appeler le 15 ou un centre antipoison.
Peut-on la confondre avec un comestible ?
Sa petite taille et sa teinte rose incarnat la rendent difficile à distinguer d’autres petites lépiotes ; par prudence, aucune petite lépiote ne doit être ramassée pour la table.
Où et quand la rencontre-t-on ?
Dans les prés et en bordure de forêts, de juillet à novembre, mais elle reste heureusement rare.
Espèces proches à découvrir
Comment utiliser l’Atlas des champignons
Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.
Comestibles, toxiques ou mortels
Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.