Sécurité avant tout : aucune fiche de cet atlas ne remplace l’avis d’un spécialiste. En cas de doute sur une récolte, ne consommez rien et faites systématiquement contrôler vos champignons par un pharmacien ou une société mycologique avant toute consommation. Chaque année, des confusions avec des espèces toxiques provoquent des intoxications graves, parfois mortelles.

L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !

Amanite tue mouche

L’amanite tue-mouche (Amanita muscaria), avec son chapeau rouge écarlate parsemé de flocons blancs, est le champignon le plus emblématique des contes et de l’imagerie populaire. Elle est pourtant bel et bien toxique : elle renferme des substances qui provoquent délires, troubles digestifs et neurologiques. À connaître absolument pour ne jamais la confondre avec une espèce comestible.

Nom latinAmanita muscaria
FamilleAmanitacées
Chapeau8 à 20 cm
SaisonÉté → automne
ComestibilitéToxique

Description détaillée

Le chapeau (8 à 20 cm), d’un rouge écarlate à orangé, est couvert de flocons blancs (restes du voile) qui peuvent disparaître sous la pluie. Sa marge se strie à maturité. Les lames sont blanches, libres et serrées. Le pied blanc porte un anneau membraneux retombant et une base bulbeuse ceinturée de bourrelets écailleux (vestiges de la volve). La chair est blanche, jaunâtre sous la cuticule, sans saveur ni odeur marquées.

Habitat, écologie et répartition

Espèce mycorhizienne, l’amanite tue-mouche s’associe surtout aux bouleaux, mais aussi aux pins et aux épicéas, sur sols acides. Très commune, elle apparaît dans les forêts et les lisières de toute l’Europe, souvent en groupes.

Période d’apparition

On la rencontre de la fin de l’été à l’automne (août à novembre), en même temps que de nombreux comestibles — d’où l’importance de savoir la reconnaître.

Une toxicité neurologique

Elle contient de l’acide iboténique et du muscimol, neurotoxines agissant sur le système nerveux. Les troubles apparaissent 30 minutes à 3 heures après l’ingestion : troubles digestifs, puis confusion, agitation, ivresse, hallucinations et somnolence. Les intoxications sont rarement mortelles chez l’adulte, mais graves, surtout chez l’enfant, et nécessitent toujours une prise en charge médicale.

Que faire en cas d’ingestion ?

Appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou un centre antipoison. Conservez un reste du champignon pour l’identification et surveillez la personne, en particulier s’il s’agit d’un enfant.

Confusions à connaître

Délavée par la pluie, elle peut perdre ses flocons et son rouge vif, et évoquer alors l’amanite des Césars (Amanita caesarea), excellent comestible. La distinction est nette : l’oronge (amanite des Césars) a des lames, un pied et un anneau jaune d’or et une volve blanche en sac, tandis que la tue-mouche a des lames et un pied blancs. Devant un chapeau orangé à rouge, contrôlez toujours la couleur des lames.

Le saviez-vous ?

Son nom vient d’un ancien usage : émiettée dans du lait, elle servait à attirer et étourdir les mouches. Chargée de symboles, elle est aussi le champignon des contes de fées et des jeux vidéo — mais reste un champignon toxique qu’on n’expérimente jamais.

Questions fréquentes

L’amanite tue-mouche est-elle dangereuse ?

Oui, elle est toxique. Elle provoque troubles digestifs, confusion et hallucinations. Rarement mortelle chez l’adulte, mais grave, surtout chez l’enfant. Ne la consommez jamais.

Comment la reconnaître ?

Chapeau rouge à orangé couvert de flocons blancs, lames blanches, pied blanc à anneau et base bulbeuse à bourrelets.

Peut-on la confondre avec l’amanite des Césars ?

Délavée, oui. Mais l’amanite des Césars a des lames, un pied et un anneau jaune d’or, alors que la tue-mouche a lames et pied blancs.

Que faire en cas d’ingestion ?

Appelez immédiatement le 15 ou un centre antipoison, conservez un reste du champignon et surveillez la personne, surtout un enfant.

Pourquoi l’appelle-t-on tue-mouche ?

Parce qu’on l’utilisait autrefois, émiettée dans du lait, pour étourdir et tuer les mouches.

Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.

Catégorie : Toxique

Comment utiliser l’Atlas des champignons

Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.

Comestibles, toxiques ou mortels

Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.