L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !
L’amanite porphyre (Amanita porphyria) est une amanite gris-brun à reflets porphyre (violacés), à anneau et base bulbeuse. Elle est toxique et ne doit pas être consommée.
Description détaillée
Le chapeau (4 à 8 cm), gris-brun à reflets pourprés (porphyre), porte parfois des restes de voile grisâtres. Les lames sont blanches. Le pied grisâtre présente un anneau gris et une base bulbeuse arrondie nettement marginale. La chair dégage une odeur de pomme de terre crue (rave).
Habitat, écologie et répartition
Espèce mycorhizienne, elle pousse surtout sous conifères, sur sols acides.
Période d’apparition
De l’été à l’automne.
Une espèce toxique
L’amanite porphyre est toxique : sa consommation provoque des troubles digestifs. Sans intérêt culinaire, elle est à laisser sur place.
Confusions
Elle rappelle l’amanite citrine (non comestible) mais s’en distingue par ses teintes porphyre. La règle générale vaut : on ne consomme jamais une amanite grise à anneau et base bulbeuse.
Questions fréquentes
L’amanite porphyre est-elle comestible ?
Non, elle est toxique et provoque des troubles digestifs. À ne pas consommer.
Comment la reconnaître ?
Chapeau gris-brun à reflets porphyre (violacés), lames blanches, anneau gris, base bulbeuse arrondie, odeur de pomme de terre crue.
Où pousse-t-elle ?
Surtout sous conifères, sur sols acides, de l’été à l’automne.
Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.
Espèces proches à découvrir
L’amanite tue-mouche (Amanita muscaria), avec son chapeau rouge écarlate parsemé de flocons blancs, est le champignon le plus emblématique des contes et de l’imagerie populaire. Elle est pourtant bel et bien toxique : elle renferme des substances qui provoquent délires, troubles digestifs et neurologiques. À connaître absolument pour ne jamais la confondre avec une espèce comestible.
Description détaillée
Le chapeau (8 à 20 cm), d’un rouge écarlate à orangé, est couvert de flocons blancs (restes du voile) qui peuvent disparaître sous la pluie. Sa marge se strie à maturité. Les lames sont blanches, libres et serrées. Le pied blanc porte un anneau membraneux retombant et une base bulbeuse ceinturée de bourrelets écailleux (vestiges de la volve). La chair est blanche, jaunâtre sous la cuticule, sans saveur ni odeur marquées.
Habitat, écologie et répartition
Espèce mycorhizienne, l’amanite tue-mouche s’associe surtout aux bouleaux, mais aussi aux pins et aux épicéas, sur sols acides. Très commune, elle apparaît dans les forêts et les lisières de toute l’Europe, souvent en groupes.
Période d’apparition
On la rencontre de la fin de l’été à l’automne (août à novembre), en même temps que de nombreux comestibles — d’où l’importance de savoir la reconnaître.
Une toxicité neurologique
Elle contient de l’acide iboténique et du muscimol, neurotoxines agissant sur le système nerveux. Les troubles apparaissent 30 minutes à 3 heures après l’ingestion : troubles digestifs, puis confusion, agitation, ivresse, hallucinations et somnolence. Les intoxications sont rarement mortelles chez l’adulte, mais graves, surtout chez l’enfant, et nécessitent toujours une prise en charge médicale.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou un centre antipoison. Conservez un reste du champignon pour l’identification et surveillez la personne, en particulier s’il s’agit d’un enfant.
Confusions à connaître
Délavée par la pluie, elle peut perdre ses flocons et son rouge vif, et évoquer alors l’amanite des Césars (Amanita caesarea), excellent comestible. La distinction est nette : l’oronge (amanite des Césars) a des lames, un pied et un anneau jaune d’or et une volve blanche en sac, tandis que la tue-mouche a des lames et un pied blancs. Devant un chapeau orangé à rouge, contrôlez toujours la couleur des lames.
Le saviez-vous ?
Son nom vient d’un ancien usage : émiettée dans du lait, elle servait à attirer et étourdir les mouches. Chargée de symboles, elle est aussi le champignon des contes de fées et des jeux vidéo — mais reste un champignon toxique qu’on n’expérimente jamais.
Questions fréquentes
L’amanite tue-mouche est-elle dangereuse ?
Oui, elle est toxique. Elle provoque troubles digestifs, confusion et hallucinations. Rarement mortelle chez l’adulte, mais grave, surtout chez l’enfant. Ne la consommez jamais.
Comment la reconnaître ?
Chapeau rouge à orangé couvert de flocons blancs, lames blanches, pied blanc à anneau et base bulbeuse à bourrelets.
Peut-on la confondre avec l’amanite des Césars ?
Délavée, oui. Mais l’amanite des Césars a des lames, un pied et un anneau jaune d’or, alors que la tue-mouche a lames et pied blancs.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez immédiatement le 15 ou un centre antipoison, conservez un reste du champignon et surveillez la personne, surtout un enfant.
Pourquoi l’appelle-t-on tue-mouche ?
Parce qu’on l’utilisait autrefois, émiettée dans du lait, pour étourdir et tuer les mouches.
Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.
Espèces proches à découvrir
Le bolet châtain (Gyroporus castaneus) est un joli bolet brun châtain à pied creux. Sa comestibilité est controversée : autrefois consommé, il est aujourd’hui déconseillé et considéré comme non comestible par prudence.
Description détaillée
Le chapeau (4 à 10 cm), brun châtain à roux, est sec et feutré. Les pores blancs puis jaunâtres ne bleuissent pas. Le pied, de la couleur du chapeau, est creux et cassant. La chair blanche est ferme.
Habitat et écologie
Mycorhizien, il pousse sous chênes et feuillus, sur sols sableux et acides, de l’été à l’automne.
Comestibilité : déconseillé
Longtemps réputé comestible, il est aujourd’hui déconseillé : il peut provoquer des troubles digestifs et sa consommation est jugée suspecte. Par prudence, mieux vaut ne pas le récolter pour la table.
Confusions
Son pied creux et sa chair immuable le distinguent des cèpes. Étant à éviter, l’intérêt est surtout de savoir le reconnaître pour ne pas le ramasser.
Questions fréquentes
Le bolet châtain est-il comestible ?
Sa comestibilité est controversée ; il est aujourd’hui déconseillé car il peut provoquer des troubles digestifs. Mieux vaut s’abstenir.
Comment le reconnaître ?
Chapeau brun châtain feutré, pores blancs puis jaunâtres ne bleuissant pas, pied creux et cassant.
Où pousse-t-il ?
Sous chênes et feuillus, sur sols sableux et acides, de l’été à l’automne.
Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.
Espèces proches à découvrir
Le bolet Satan (Rubroboletus satanas) est le bolet toxique le plus redouté : chapeau pâle, pores rouges et odeur fétide. Il provoque de violents troubles digestifs et ne doit jamais être consommé.
Description détaillée
Massif, il a un chapeau blanchâtre à grisâtre (10 à 25 cm). Les pores rouge orangé bleuissent au toucher. Le pied trapu, jaune en haut, porte un réseau rouge et un renflement. La chair pâle bleuit modérément et dégage, à maturité, une odeur fétide (charogne).
Habitat et écologie
Thermophile et mycorhizien, il pousse sous feuillus (chênes) sur sols calcaires, surtout dans le sud, de l’été à l’automne.
Une espèce toxique
Cru ou cuit, il provoque de violents troubles digestifs (vomissements, diarrhées). Toute ingestion justifie d’appeler le 15 ou un centre antipoison. Ne le consommez jamais.
Confusions
On le confond parfois avec les bolets comestibles à pied rouge (bolet à pied rouge, blafard) : mais ceux-ci ont un chapeau brun, alors que le Satan a un chapeau pâle et une odeur fétide. Règle : chapeau blanchâtre + pores rouges + odeur désagréable = on écarte.
Questions fréquentes
Le bolet Satan est-il dangereux ?
Oui, il est toxique et provoque de violents troubles digestifs. Ne le consommez jamais, même cuit.
Comment le reconnaître ?
Grand chapeau blanchâtre, pores rouge orangé, pied à réseau rouge et renflé, chair bleuissante, odeur fétide à maturité.
Comment le distinguer des bolets comestibles à pied rouge ?
Les bolets comestibles à pied rouge ont un chapeau brun ; le Satan a un chapeau pâle et une odeur fétide.
Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.
Espèces proches à découvrir
Le clitocybe blanchi (Clitocybe dealbata) est un petit clitocybe blanc des pelouses, toxique : il contient de la muscarine et provoque des intoxications parfois graves. D’autant plus dangereux qu’il pousse au milieu d’espèces comestibles.
Description détaillée
Petit chapeau blanc à blanc grisâtre (2 à 5 cm), un peu farineux, à marge enroulée. Les lames blanches, serrées, sont un peu décurrentes. Le pied court est blanc.
Habitat et écologie
Il pousse dans les pelouses, prairies et bords de chemins, souvent en ronds de sorcière — parfois mêlé au mousseron comestible.
Une toxicité sérieuse
Il contient de la muscarine : l’intoxication (syndrome muscarinien) survient rapidement (15 min à 2 h) avec sueurs, salivation, larmoiement, troubles digestifs et pupilles rétrécies. Elle peut être grave et impose d’appeler le 15 ou un centre antipoison.
Confusions dangereuses
Il se mêle au mousseron (marasme des Oréades, comestible) dans les mêmes pelouses. Le mousseron a des lames espacées, un pied élastique et une odeur agréable ; le clitocybe blanchi a des lames serrées décurrentes. Prudence extrême avec les petits champignons blancs des pelouses.
Questions fréquentes
Le clitocybe blanchi est-il dangereux ?
Oui, il est toxique (muscarine) et provoque un syndrome muscarinien parfois grave.
Comment le distinguer du mousseron ?
Le mousseron a des lames espacées, un pied élastique et une bonne odeur ; le clitocybe blanchi a des lames serrées et décurrentes.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez immédiatement le 15 ou un centre antipoison.
Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.
Espèces proches à découvrir
Le clitocybe orangé, ou fausse girolle (Hygrophoropsis aurantiaca), imite la girolle avec ses teintes orangées. Sa comestibilité est controversée et il est aujourd’hui déconseillé, d’autant qu’il peut être confondu avec le clitocybe de l’olivier toxique.
Description détaillée
Le chapeau (2 à 8 cm), orange à orange fauve, est feutré et en entonnoir. Dessous, de vraies lames orange vif, minces, serrées et fourchues, sont décurrentes (à la différence des plis épais de la girolle). Le pied est orangé, la chair molle, sans odeur d’abricot.
Habitat et écologie
Il pousse sous conifères, sur la litière et le bois décomposé, sur sols acides, en automne.
Comestibilité : déconseillé
Longtemps dit comestible médiocre, il est aujourd’hui déconseillé (troubles digestifs chez certaines personnes) et sans intérêt. Mieux vaut s’abstenir.
Confusions
Il imite la girolle (comestible), qui a de faux plis épais, une chair ferme et une odeur d’abricot. Surtout, il peut être confondu avec le clitocybe de l’olivier (toxique). Devant un champignon orange à lames, la prudence s’impose.
Questions fréquentes
La fausse girolle est-elle comestible ?
Sa comestibilité est controversée ; elle est aujourd’hui déconseillée (troubles digestifs possibles) et sans intérêt.
Comment la distinguer de la girolle ?
La girolle a de faux plis épais, une chair ferme et une odeur d’abricot ; la fausse girolle a de vraies lames minces fourchues et une chair molle.
Peut-on la confondre avec une espèce toxique ?
Oui, avec le clitocybe de l’olivier, toxique. Devant un champignon orange à lames, soyez prudent.
Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.
Espèces proches à découvrir
Le coprin noir d’encre (Coprinopsis atramentaria) est un coprin grisâtre qui se liquéfie en encre. Comestible sans alcool, il est toxique avec l’alcool (effet antabuse) : par prudence, on le classe parmi les espèces à éviter.
Description détaillée
Le chapeau ovoïde, gris à gris brun, est cannelé et parfois un peu squamuleux ; il se liquéfie en encre par le bord. Les lames blanches deviennent noires et déliquescentes. Le pied blanc porte une zone annulaire basse. Il pousse en touffes.
Habitat et écologie
Il pousse sur les terrains riches, jardins, bords de chemins et sur souches enterrées, en touffes, du printemps à l’automne.
Toxique avec l’alcool
Il contient de la coprine, responsable d’un effet antabuse : si l’on consomme de l’alcool dans les heures (voire un à deux jours) qui suivent, survient un malaise avec bouffées de chaleur, rougeur du visage et palpitations (syndrome coprinien). Par prudence, mieux vaut ne pas le consommer.
Confusions
Il se distingue du coprin chevelu (blanc, chevelu, comestible), qui ne présente pas ce risque. Le noir d’encre est grisâtre et cannelé.
Questions fréquentes
Le coprin noir d’encre est-il comestible ?
Il est comestible sans alcool, mais toxique avec l’alcool (effet antabuse). Par prudence, mieux vaut l’éviter.
Pourquoi est-il dangereux avec l’alcool ?
Il contient de la coprine, qui bloque la dégradation de l’alcool et provoque un malaise (rougeur, palpitations) même si l’alcool est bu un à deux jours après.
Comment le reconnaître ?
Chapeau gris cannelé se liquéfiant en encre, lames noircissantes, pied à zone annulaire, en touffes.
Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.
Espèces proches à découvrir
Le cortinaire Phénicie (Cortinarius phoeniceus) est un cortinaire à lames rouge sang, du groupe des dermocybes. Il est toxique.
Description détaillée
Chapeau brun rouge à rouge foncé, feutré. Les lames sont d’un rouge sang à pourpre, puis rouille. Le pied jaunâtre à fibrilles rougeâtres porte la cortine.
Habitat et écologie
Sous conifères, sur sols acides, en automne.
Une espèce toxique
Comme les cortinaires à lames rouges, il renferme des substances indésirables et relève d’un genre à éviter. À ne pas consommer.
Le genre Cortinarius : prudence absolue
Le genre Cortinarius compte des espèces mortelles à orellanine (atteinte rénale à symptômes très retardés). Ces champignons étant difficiles à distinguer, la règle est de ne consommer aucun cortinaire.
Questions fréquentes
Le cortinaire Phénicie est-il comestible ?
Non, il est toxique et relève d’un genre à éviter.
Comment le reconnaître ?
Chapeau brun rouge feutré, lames rouge sang à pourpre puis rouille, cortine.
Pourquoi l’éviter ?
Le genre contient des espèces mortelles à symptômes retardés.
Contenu à visée pédagogique. Ne consommez jamais un champignon sans une identification certaine par un mycologue ou un pharmacien.
Espèces proches à découvrir
Le cèpe marron (Boletus castaneus) est un petit bolet à chapeau brun cuivré velouté et au pied creusé de cavernes, dont la chair blanche a une saveur de noisette. Longtemps réputé bon comestible, il est aujourd’hui déconseillé car il peut provoquer des troubles digestifs aléatoires.
Description détaillée
Le chapeau, de 4 à 8 cm, est épais, d’abord arrondi puis vite étalé et comme cabossé, parfois retroussé. Sa cuticule légèrement veloutée arbore une belle couleur brun orangé à brun cuivré, roux, devenant glabre avec l’âge. Les pores sont petits, blanchâtres puis citrin clair, souvent séparés du pied par un large sillon ; les tubes, complètement libres, restent blanchâtres. Le pied (3–7 × 1–2 cm), court et cylindrique à cabossé, se creuse d’amples cavernes surtout chez les vieux exemplaires et se sépare facilement du chapeau. La chair, blanche et très cassante dans le pied, se teinte un peu de rose à l’air sans jamais bleuir ; elle offre une agréable saveur de noisette et une odeur faible.
Écologie et habitat
Le cèpe marron pousse de juin à novembre sous feuillus comme sous résineux, mais surtout sous les chênes, dans les endroits sablonneux et bien drainés. C’est une espèce des sols légers et acides, plutôt thermophile.
Pourquoi l’éviter
Considéré autrefois comme un très bon comestible, il est désormais suspecté de provoquer des intoxications digestives aléatoires, imprévisibles d’un individu ou d’une récolte à l’autre. Par prudence, il est préférable de s’abstenir de le consommer, d’autant que sa faible chair n’offre guère d’intérêt culinaire.
Confusions
On peut le confondre avec d’autres petits bolets bruns à chair blanche non bleuissante. Le caractère décisif reste le pied précocement creusé de cavernes et la chair immuable à la coupe (non bleuissante), qui le distingue notamment des bolets à chair virant au bleu.
Questions fréquentes
Le cèpe marron est-il comestible ?
Autrefois consommé, il est aujourd’hui déconseillé car il peut provoquer des troubles digestifs imprévisibles.
Comment le reconnaître ?
À son chapeau brun cuivré velouté, ses pores blanchâtres et surtout son pied court creusé de cavernes, à chair blanche non bleuissante.
Où et quand le trouver ?
De juin à novembre, sous les chênes et autres feuillus ou résineux, dans les sols sablonneux.
Sa chair bleuit-elle à la coupe ?
Non, elle reste blanche, à peine rosée à l’air : c’est un bon critère d’identification.
Espèces proches à découvrir
L’helvelle crépue (Helvella crispa), ou helvelle blanche, se reconnaît à son chapeau blanchâtre en forme de selle chiffonnée et à son pied profondément côtelé et alvéolé. Longtemps réputée comestible après cuisson, elle est aujourd’hui considérée comme toxique crue et déconseillée à la consommation.
Description détaillée
Le chapeau, de 2 à 5 cm, forme une selle irrégulière à deux ou trois lobes chiffonnés et ondulés, de couleur blanchâtre à crème. Le pied, élancé et blanc, est profondément sillonné de côtes saillantes formant des alvéoles, ce qui lui donne un aspect sculpté caractéristique. La chair est mince, cassante et sans odeur notable.
Écologie et habitat
L’helvelle crépue pousse de l’été à la fin de l’automne, souvent en bordure de chemins, dans les forêts de feuillus et les lisières herbeuses, sur sols riches et calcaires. Elle apparaît parfois en petits groupes.
Toxicité
Comme la plupart des helvelles et gyromitres, elle contient des dérivés de type gyromitrine. Crue, elle est nettement toxique et provoque des troubles digestifs. Même cuite, elle reste déconseillée : sa toxicité résiduelle et son intérêt culinaire nul ne justifient aucun risque. On la classe désormais parmi les espèces à éviter.
Confusions
Elle se distingue des autres helvelles par son pied côtelé très marqué et sa couleur claire. L’helvelle lacuneuse, plus sombre, lui ressemble. Aucune de ces espèces n’est recommandée à la consommation.
Questions fréquentes
L’helvelle crépue est-elle comestible ?
Non. Toxique crue, elle reste déconseillée même cuite en raison de dérivés de type gyromitrine. Mieux vaut ne pas la consommer.
Comment la reconnaître ?
À son chapeau blanc en selle chiffonnée et surtout à son pied blanc profondément côtelé et alvéolé, très caractéristique.
Où pousse-t-elle ?
En bordure de chemins et en forêt de feuillus, sur sols riches et calcaires, de l’été à l’automne.
Avec quoi peut-on la confondre ?
Avec l’helvelle lacuneuse, plus sombre, et d’autres helvelles à chapeau en selle. Toutes sont à éviter.
Que faire en cas de troubles ?
Appelez le 15 ou un centre antipoison en cas de symptômes digestifs après ingestion, et conservez un échantillon.
Espèces proches à découvrir
L’helvelle lacuneuse (Helvella lacunosa), ou helvelle noire, est la version sombre de l’helvelle crépue : chapeau gris-noir en selle et pied profondément sillonné d’alvéoles. Comme sa cousine, elle est toxique crue et déconseillée à la consommation.
Description détaillée
Le chapeau, de 2 à 4 cm, forme une selle à deux ou trois lobes irréguliers, de couleur gris foncé à noirâtre. Le pied, grisâtre, est profondément creusé de sillons et de lacunes (d’où son nom), lui donnant un aspect côtelé et crénelé. La chair, mince et cassante, est de teinte grise.
Écologie et habitat
Elle fructifie de l’été à l’automne, sur les sols sableux ou remaniés, les bords de chemins, les places à feu et les terrains brûlés, en forêt comme en milieu ouvert.
Toxicité
Comme l’ensemble des helvelles, elle renferme des composés de type gyromitrine. Crue, elle est toxique ; cuite, elle demeure déconseillée. Son intérêt gastronomique nul et sa toxicité potentielle en font une espèce à laisser sur place.
Confusions
On la distingue de l’helvelle crépue par sa couleur nettement plus sombre. D’autres helvelles grisâtres lui ressemblent. Toutes sont à éviter, ce qui simplifie la règle de prudence.
Questions fréquentes
L’helvelle lacuneuse est-elle comestible ?
Non. Toxique crue et déconseillée cuite, elle contient des dérivés de type gyromitrine. Il vaut mieux ne pas la ramasser pour la table.
Comment la reconnaître ?
À son chapeau gris-noir en selle et à son pied grisâtre profondément sillonné de lacunes et de côtes.
Où pousse-t-elle ?
Sur sols sableux, bords de chemins et places à feu, de l’été à l’automne, en forêt comme en terrain ouvert.
Quelle différence avec l’helvelle crépue ?
La lacuneuse est gris-noir, la crépue est blanchâtre. Les deux sont toxiques et déconseillées.
Que faire en cas d’ingestion ?
Contactez le 15 ou un centre antipoison en cas de troubles digestifs, en gardant un échantillon pour identification.
Espèces proches à découvrir
L’hygrophore conique (Hygrocybe conica) est un petit champignon vivement coloré des prairies, au chapeau pointu jaune-orangé à rouge qui noircit au moindre contact. Contrairement à beaucoup d’hygrocybes, il est considéré comme toxique et ne doit pas être consommé.
Description détaillée
Le chapeau, de 2 à 5 cm, est nettement conique et pointu, jaune, orangé ou rouge vif, un peu visqueux. Les lames sont jaunâtres, libres ou presque. Le pied, jaune-orangé, est fibreux et souvent tordu. Trait marquant : toute la fructification noircit au froissement, au vieillissement ou après cueillette, jusqu’à devenir entièrement noire.
Écologie et habitat
Il pousse dans les prairies, pelouses et pâturages maigres, de l’été à l’automne, parmi l’herbe. Comme les autres hygrocybes prairiaux, il indique des milieux herbeux peu amendés, d’intérêt écologique.
Pourquoi l’éviter
Longtemps considéré comme suspect, l’hygrophore conique est aujourd’hui classé parmi les espèces toxiques : des cas de troubles digestifs, voire d’intoxications plus sérieuses, lui ont été attribués. Sa petite taille et l’existence de nombreux hygrocybes colorés difficiles à séparer justifient de ne consommer aucun hygrocybe de prairie.
Confusions
Le genre Hygrocybe compte de nombreuses espèces colorées (rouges, jaunes, orangées) très ressemblantes, dont la comestibilité est incertaine. Le noircissement caractéristique identifie conica, mais la règle prudente est de laisser tous ces champignons sur place.
Questions fréquentes
L’hygrophore conique est-il comestible ?
Non. Il est considéré comme toxique et ne doit pas être consommé, comme les hygrocybes de prairie en général.
Pourquoi noircit-il ?
Sa chair et sa surface noircissent au froissement et avec l’âge, un caractère typique qui identifie l’espèce.
Où pousse-t-il ?
Dans les prairies et pelouses maigres, de l’été à l’automne, parmi l’herbe rase.
Peut-on le confondre ?
Oui, avec d’autres hygrocybes colorés de prairie, difficiles à distinguer. Mieux vaut n’en consommer aucun.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez le 15 ou un centre antipoison en cas de troubles, et conservez un échantillon pour identification.
Espèces proches à découvrir
L’hypholome briqueté (Hypholoma lateritium, syn. H. sublateritium) pousse en touffes serrées sur les souches de feuillus. Son chapeau rouge brique à marge plus claire le distingue de son cousin fasciculé. Réputé toxique (ou au mieux suspect et amère) en Europe, il est à éviter.
Description détaillée
Le chapeau, de 4 à 10 cm, est charnu, rouge brique à fauve orangé au centre, plus pâle, crème jaunâtre, vers la marge, souvent ornée de restes vélaires blanchâtres. Les lames, serrées, passent du jaunâtre au gris olive puis au brun-pourpré. Le pied, fibreux, est jaunâtre en haut, brun-rouille vers la base. La chair est jaunâtre et amère.
Écologie et habitat
Il pousse en touffes denses sur les souches et le bois mort de feuillus (chênes, hêtres), de l’été à la fin de l’automne. Il est commun et parfois abondant.
Toxicité
En Europe, l’hypholome briqueté est considéré comme toxique ou suspect : sa chair amère provoque des troubles digestifs. Même si certaines régions du monde le consomment après cuisson, le risque de confusion et sa toxicité potentielle imposent de ne pas le ramasser pour la table.
Confusions
On le confond avec l’hypholome fasciculé (plus jaune, très amère, parfois mortel) et surtout, plus grave, avec les comestibles pholiotes et surtout avec des Hypholoma et galerès. La règle : aucun petit champignon en touffe sur souche ne se consomme sans identification certaine.
Questions fréquentes
L’hypholome briqueté est-il comestible ?
Non, il est considéré comme toxique ou suspect en Europe, avec une chair amère. Mieux vaut ne pas le consommer.
Comment le reconnaître ?
À son chapeau rouge brique à marge crème, ses touffes serrées sur souches de feuillus et ses lames devenant brun-pourpré.
Quelle différence avec l’hypholome fasciculé ?
Le fasciculé est plus jaune verdâtre, très amère et parfois mortel. Le briqueté est rouge brique. Les deux sont à éviter.
Où pousse-t-il ?
En touffes sur souches et bois mort de feuillus, de l’été à l’automne.
Que faire en cas d’ingestion ?
Contactez le 15 ou un centre antipoison en cas de troubles digestifs, en conservant un échantillon.
Espèces proches à découvrir
L’inocybe de Godey (Inocybe godeyi) est un petit inocybe blanc crème qui rougit vivement, virant au rouge orangé dans toutes ses parties avec l’âge. Comme beaucoup d’espèces du genre, il renferme de la muscarine : c’est un champignon toxique à ne jamais consommer.
Description détaillée
Le chapeau, de 2 à 4,5 cm, est conique, blanc ou crème au début, puis vire rapidement au rouge orangé vif dans toutes ses parties, au moins localement. Les lames, serrées et adnées, passent du crème au brun rougeâtre, se marquant parfois de petites taches rouges. Le pied, très bulbeux et à rebord tranchant, est pruineux au sommet et couvert d’un fin duvet sur toute sa longueur, avec une cortine à peine visible. La chair, mince, dégage une odeur mêlant le fruit et une note spermatique caractéristique du genre.
Écologie et habitat
L’inocybe de Godey pousse assez localement, de la fin du printemps à l’automne, sur les sols calcaires et sablonneux des forêts de feuillus, notamment sous les hêtres, ainsi que sous résineux, en plaine.
Toxicité
L’espèce contient une quantité appréciable de muscarine et provoque un syndrome sudorien (ou muscarinien) : sueurs abondantes, salivation et larmoiement, myosis, troubles digestifs et ralentissement du cœur, apparaissant peu après le repas. Sa très petite taille fait qu’on la consomme rarement, mais toute ingestion doit être considérée comme dangereuse.
Confusions
Il ressemble à de nombreux petits inocybes clairs et à divers petits champignons blanchâtres des bois. Son rougissement vif au rouge orangé est un bon indice, mais la règle reste simple : aucun inocybe ne doit être ramassé pour la table.
Questions fréquentes
L’inocybe de Godey est-il dangereux ?
Oui, il contient de la muscarine et provoque un syndrome sudorien ; il ne doit jamais être consommé.
Comment le reconnaître ?
Petit chapeau conique blanc crème virant au rouge orangé vif, pied bulbeux à rebord tranchant, odeur fruitée et spermatique.
Où pousse-t-il ?
Sur sols calcaires et sablonneux, sous feuillus (surtout hêtres) et résineux, de la fin du printemps à l’automne.
Quels sont les symptômes d’intoxication ?
Sueurs, salivation, larmoiement, myosis, troubles digestifs et bradycardie, peu après l’ingestion.
Peut-on confondre les inocybes avec des comestibles ?
Oui, et c’est la raison des accidents ; par prudence, aucun inocybe ne doit être ramassé pour la consommation.
Espèces proches à découvrir
L’inocybe du Jura (Inocybe jurana) est un inocybe assez robuste, reconnaissable à ses teintes brun rose lilas nuancées de pourpre carmin. Comme l’ensemble du genre, il est à considérer comme toxique et ne doit pas être consommé.
Description détaillée
Le chapeau, de 2 à 10 cm, est conique ou bossu puis étalé et mamelonné, brun rose pâle à brun lilas, fonçant avec l’âge tout en gardant des nuances pourpres ou rose carmin, surtout là où la chair sous-cuticulaire apparaît. Sa cuticule est marquée de longues fibres radiales et parfois de petites écailles au centre. Les lames, presque libres et serrées, sont gris ochracé puis brun ochracé assez vif. Le pied, de 4,5 à 8 cm, est ferme et charnu, blanchâtre fibrilleux, teinté de rouge carmin à violacé vers la base. La chair, épaisse et fibreuse, blanc rosé et pourprée au bas du pied, dégage une odeur forte et désagréable, spermatique.
Écologie et habitat
Il pousse surtout sur sols calcaires ou neutres, en été et en automne, dans les bois de feuillus humides, le long des chemins boueux, dans les ornières, les fossés et près des haies ou des murs.
Toxicité
Comme la grande majorité des inocybes, l’inocybe du Jura doit être tenu pour toxique : le genre renferme de la muscarine, responsable d’un syndrome sudorien (sueurs, salivation, larmoiement, troubles digestifs). Aucun inocybe ne doit être consommé.
Confusions
Ses teintes pourpre carmin le distinguent de nombreux autres inocybes, mais l’identification précise au sein du genre est délicate et sans intérêt culinaire, tous étant à rejeter. Méfiez-vous des petits champignons roses ou lilas rencontrés en sous-bois.
Questions fréquentes
L’inocybe du Jura est-il comestible ?
Non ; comme les autres inocybes, il est toxique et ne doit pas être consommé.
Comment le reconnaître ?
Chapeau brun rose lilas à nuances pourpre carmin, fibrilleux, pied taché de carmin à la base, odeur spermatique.
Où pousse-t-il ?
Sur sols calcaires ou neutres, dans les bois feuillus humides et le long des chemins boueux, en été et en automne.
Quel danger présente-t-il ?
Le genre inocybe contient de la muscarine, à l’origine d’un syndrome sudorien ; toute ingestion est risquée.
Comment éviter les inocybes à la cueillette ?
Écartez systématiquement les petits champignons à chapeau fibrilleux radialement et à odeur spermatique.
Espèces proches à découvrir
L’inocybe maculé (Inocybe maculata) est un inocybe brun roux à chapeau conique pointu, marqué de macules blanchâtres près du mamelon. Comme ses proches, il renferme de la muscarine : c’est une espèce toxique à ne pas consommer.
Description détaillée
Le chapeau, de 2 à 8 cm, est très conique et pointu au début, la marge collée au pied portant souvent un ou deux lobes ; il s’étale ensuite en conservant un mamelon aigu. De couleur brun roux foncé à ocre, sa cuticule est parcourue de longues fibres radiales qui se crevassent et laissent voir un fond plus clair. Près du mamelon subsistent des restes d’un voile blanc, sous forme de macules apprimées qui peuvent disparaître avec l’âge. Les lames, étroites et serrées, presque libres, passent du blanchâtre au fauve olivâtre. Le pied, de 3 à 10 cm, un peu bulbeux à la base, est blanchâtre puis bruni vers le bas, rayé de fibres innées, sans cortine. La chair, mince et blanche, dégage une odeur rappelant la truffe.
Écologie et habitat
L’inocybe maculé pousse sur des sols variés, souvent humides ou boueux, dans les bois de feuillus, les ornières, les fossés et le long des chemins et des talus, en été et en automne.
Toxicité
Comme les autres inocybes, il contient de la muscarine et peut provoquer un syndrome sudorien (sueurs, salivation, larmoiement, troubles digestifs, bradycardie). Il vaut mieux ne jamais consommer cette espèce, ni aucun inocybe.
Confusions
Les macules blanchâtres près du mamelon aident à le repérer, mais il ressemble à de nombreux inocybes bruns fibrilleux également toxiques. Aucun ne se prête à la consommation.
Questions fréquentes
L’inocybe maculé est-il dangereux ?
Oui, il contient de la muscarine et provoque un syndrome sudorien ; il ne doit pas être consommé.
D’où vient son nom ?
Des macules blanchâtres, restes du voile, visibles près du mamelon du chapeau.
Comment le reconnaître ?
Chapeau conique brun roux, fibrilleux crevassé, à mamelon pointu et macules claires, odeur de truffe.
Où pousse-t-il ?
Sur sols variés et humides, dans les bois feuillus, ornières et chemins, en été et en automne.
Peut-on le confondre ?
Oui, avec d’autres inocybes bruns toxiques ; par prudence, on écarte tout le genre à la cueillette.
Espèces proches à découvrir
L’inocybe à odeur de corydalis (Inocybe corydalina, parfois rapproché d’I. pyriodora) se distingue par son odeur fruitée rappelant la corydale ou la poire, et par une teinte verdâtre au centre du chapeau. Comme tous les inocybes, il est toxique et à écarter.
Description détaillée
Le chapeau, de 3 à 7 cm, est fibrilleux à finement squamuleux, crème à ocre, souvent teinté de vert olive au disque central. Les lames, blanchâtres, virent au brun terre. Le pied, blanchâtre à rosé, est fibrilleux. Trait marquant : l’odeur agréable, fruitée (corydale, poire, jacinthe), inhabituelle pour un inocybe.
Écologie et habitat
Il pousse en été et en automne sous feuillus et conifères, sur sols souvent calcaires, en groupes dispersés dans les forêts et les parcs.
Toxicité
Malgré son odeur avenante, il appartient au genre Inocybe, presque entièrement toxique. La plupart des inocybes contiennent de la muscarine (syndrome sudorien) ; certaines espèces de ce groupe renferment aussi des traces de composés psychoactifs. Dans tous les cas, la règle est stricte : aucun inocybe ne se consomme.
Confusions
Son odeur fruitée et sa nuance verdâtre le distinguent des autres inocybes, mais tout le genre se ressemble (chapeau fibrilleux, lames brun terre). L’odeur agréable ne doit jamais faire baisser la garde : elle ne garantit en rien la comestibilité.
Questions fréquentes
L’inocybe à odeur de corydalis est-il comestible ?
Non. Malgré son odeur fruitée agréable, c’est un inocybe toxique. Aucun inocybe ne doit être consommé.
À quoi sent-il ?
À la corydale, la poire ou la jacinthe : une odeur fruitée inhabituelle pour un inocybe, mais trompeuse.
Comment le reconnaître ?
À son chapeau fibrilleux crème-ocre teinté de vert olive au centre, ses lames brun terre et son odeur fruitée.
Pourquoi est-il dangereux ?
Parce qu’il appartient au genre Inocybe, riche en muscarine (syndrome sudorien). L’odeur agréable ne garantit rien.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez le 15 ou un centre antipoison en cas de sueurs, salivation ou troubles digestifs, en gardant un échantillon.
Espèces proches à découvrir
Le lactaire plombé (Lactarius necator, syn. turpis), ou lactaire honteux, est un gros champignon sombre brun-olive à marge enroulée, des bois de bouleaux sur sol acide. Âcre et toxique cru, il est aujourd’hui déconseillé : sa consommation est à proscrire.
Description détaillée
Le chapeau (8–20 cm), convexe puis rapidement déprimé au centre, garde longtemps une marge très enroulée et tomenteuse. Sa cuticule visqueuse, d’aspect sale, est brun olivâtre à noirâtre. Les lamelles, basses et serrées, crème ivoire puis jaunâtres, brunissent au froissement. Le pied, court, trapu et dur, se creuse avec l’âge et se marque parfois de scrobicules. La chair épaisse, très dure, blanchâtre, se salit de brun ou de gris-violacé et noircit à la dessiccation ; le lait blanc abondant est très âcre et caustique.
Écologie et habitat
De juillet à octobre, parfois novembre, sur sols acides ou siliceux, sous les bouleaux et parfois sous les épicéas.
Toxicité
Cru, il est irritant et provoque des troubles digestifs. La mycologie moderne le déconseille désormais : il renferme de la nécatorine, un composé mutagène soupçonné d’être cancérigène, qui n’est pas détruit de façon fiable par la cuisson. Malgré son ancienne consommation après saumurage dans les pays de l’Est, il vaut mieux ne pas le récolter.
Confusions
Sa grande taille, sa couleur brun-olive sombre et sa marge enroulée tomenteuse, sous les bouleaux, le rendent assez caractéristique. Ne le confondez pas avec des lactaires comestibles plus clairs.
Questions fréquentes
Le lactaire plombé est-il comestible ?
Non. Âcre et toxique cru, il est aujourd’hui déconseillé car il contient un composé mutagène.
Quels sont les risques ?
Troubles digestifs à l’état cru et, à long terme, un effet mutagène soupçonné cancérigène.
Comment le reconnaître ?
Gros chapeau brun-olive sombre visqueux, marge enroulée tomenteuse, sous les bouleaux.
N’était-il pas consommé autrefois ?
Oui, après saumurage dans l’Est de l’Europe, mais cette pratique est aujourd’hui déconseillée.
Que faire en cas d’ingestion ?
Ne pas consommer ; en cas de troubles, appelez le 15 ou un centre antipoison.
Espèces proches à découvrir
Le lactaire scrobiculé (Lactarius scrobiculatus) est un gros lactaire jaune des forêts de montagne, au pied marqué de fossettes (scrobicules) et au lait blanc virant vite au jaune soufre. Âcre et toxique cru, il est à rejeter.
Description détaillée
Le chapeau (6–20 cm), très charnu et volumineux, déprimé, est jaune roussâtre à jaune clair, légèrement zoné, avec une marge tomenteuse couverte de poils. Les lamelles, étroites et très serrées, crème pâle, portent des goutelettes chez le jeune. Le pied, dur et vite creux, blanchâtre, est marqué de fossettes jaunâtres bien dessinées (les scrobicules) qui se détachent nettement du fond. La chair, très dure et épaisse, blanchâtre à jaunâtre, exhale une odeur fruitée et une saveur âcre et mordante ; son lait abondant et caustique, d’abord blanc, vire rapidement au jaune soufre à l’air.
Écologie et habitat
De juillet à octobre, dans les forêts de conifères de montagne (surtout les épicéas), où il est parfois très abondant.
Toxicité
Son lait âcre et caustique le rend immangeable, et cru il est légèrement toxique, responsable de troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhées). L’âcreté ne disparaît pas à la cuisson simple : il est à rejeter à la cueillette.
Confusions
Le virage rapide du lait au jaune soufre et les scrobicules bien marqués du pied, sur un chapeau jaune tomenteux, le caractérisent parmi les lactaires de montagne.
Questions fréquentes
Le lactaire scrobiculé est-il comestible ?
Non : âcre et légèrement toxique cru, il provoque des troubles digestifs et doit être rejeté.
Comment le reconnaître ?
Gros chapeau jaune tomenteux et pied couvert de fossettes ; le lait blanc vire vite au jaune soufre.
Où pousse-t-il ?
Dans les forêts de conifères de montagne, surtout sous épicéas, de juillet à octobre.
Quels sont les symptômes ?
Nausées, vomissements et diarrhées après ingestion, surtout cru.
Que faire en cas d’ingestion ?
Ne pas consommer ; en cas de troubles, appelez le 15 ou un centre antipoison.
Espèces proches à découvrir
Le lactaire à toison (Lactarius torminosus) se reconnaît à son chapeau rosé zoné de cercles orangés et à sa marge longuement enroulée, couverte de poils emmêlés formant une véritable toison. Lié au bouleau, il est toxique : son lait âcre provoque de sérieux troubles digestifs.
Description détaillée
Le chapeau, de 4 à 12 cm, hémisphérique puis étalé et creusé au centre, est entièrement zoné de cercles concentriques orange à rouge brique sur fond crème orangé, le centre plus vif ; sa surface sèche est un peu raboteuse. Sa marge, longtemps enroulée, est très poilue et forme une toison caractéristique. Les lamelles serrées et décurrentes vont du crème rosé à l’ocre saumon. Le pied, ferme et court, cylindrique et souvent creusé, est blanchâtre à rose orangé. La chair, dure, blanche et cassante, exsude un lait blanc âcre et très caustique, à saveur piquante.
Écologie et habitat
Espèce ectomycorhizienne strictement liée au bouleau, elle pousse de juillet à octobre sur sol humide, dans les bois de feuillus, presque toujours sous les bouleaux ou à leur proximité immédiate.
Toxicité
Cru ou insuffisamment préparé, il provoque un syndrome résinoïdien (gastro-intestinal) : nausées, vomissements, coliques et diarrhées, parfois sévères — son surnom de « lactaire aux tranchées à coliques » en témoigne. Des intoxications marquées ont été recensées ; il ne doit pas être consommé.
Confusions
Il rappelle le lactaire velouté (Lactarius pubescens), plus pâle, et surtout le comestible lactaire délicieux (Lactarius deliciosus) ; mais ce dernier a un lait orangé carotte et pousse sous conifères, alors que la toison poilue et le lait blanc âcre du lactaire à toison, sous bouleau, sont sans équivoque.
Questions fréquentes
Le lactaire à toison est-il dangereux ?
Oui, il est toxique : son lait âcre provoque des troubles gastro-intestinaux parfois sévères. Il ne doit pas être consommé.
Comment le reconnaître ?
Chapeau rosé zoné d’orange et marge longuement enroulée, couverte de poils formant une toison ; lait blanc âcre, sous bouleau.
Où pousse-t-il ?
Sur sol humide, en été et en automne, presque toujours sous les bouleaux ou à leur proximité.
Peut-on le confondre avec le lactaire délicieux ?
Le délicieux a un lait orangé carotte et pousse sous conifères ; la toison poilue et le lait blanc âcre évitent la confusion.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez sans tarder le 15 ou un centre antipoison, même si les symptômes tardent à apparaître.
Espèces proches à découvrir
La lépiote de Badham (Lepiota bresadolae), aussi nommée lépiote de Bresadola, se distingue par sa chair blanche qui jaunit puis se teinte de safran et de brun carminé. C’est une espèce toxique, réputée provoquer des gastro-entérites ; elle ne doit pas être consommée.
Description détaillée
Le chapeau, de 7 à 20 cm, est aplati et porte un mamelon obtus ou tronqué ; sa marge, mince, devient sillonnée et presque transparente avec l’âge. Blanc au début, il se teinte de safran au contact et vire au rose brunâtre, brun incarnat puis brun carminé, le bord restant pâle assez longtemps. Sa surface veloutée porte des écailles concentriques plus ou moins marquées, le centre restant pelucheux ou craquelé en grosses écailles brun pourpre à brun chocolat. Les lames sont libres, serrées, blanches, se teintant de jaune safran et de brun chocolat avec l’âge. Le pied (1,8 à 3,2 cm) s’évase de haut en bas et porte un bulbe ovoïde prolongé en racine ; blanc, il devient safrané, brun orange à brun noirâtre et jaunit au froissement, avec un anneau ascendant qui se détache facilement. La chair, blanche, jaunit au frottement, dégage une odeur faible mais désagréable et verdit à l’ammoniaque. Les spores (7,2 à 12 x 5,2 à 7,5 µm) sont de couleur crème sale.
Écologie et habitat
Heureusement rare, la lépiote de Badham pousse en été et en automne, seule ou en petits groupes, sur les sols riches et calcaires : tas de paille des écuries, litière de feuilles ou d’aiguilles, souvent sous les ifs.
Toxicité
La lépiote de Badham est toxique : consommée crue, elle provoquerait des gastro-entérites. Son odeur désagréable et sa chair jaunissante n’invitent d’ailleurs pas à la table. Il est préférable de ne pas la récolter, d’autant que les petites et moyennes lépiotes sont pour la plupart suspectes.
Questions fréquentes
La lépiote de Badham est-elle comestible ?
Non. Elle est toxique et provoquerait des gastro-entérites, notamment consommée crue ; elle ne doit pas être mangée.
Comment la reconnaître ?
À son chapeau écailleux virant au brun carminé, à sa chair qui jaunit au frottement et verdit à l’ammoniaque, et à son odeur désagréable.
Où pousse-t-elle ?
Sur les sols riches et calcaires, tas de paille, litières, souvent sous les ifs, de juin à novembre.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez le 15 ou un centre antipoison, surtout en cas de troubles digestifs.
Espèces proches à découvrir
La lépiote en bouclier (Lepiota clypeolaria), parfois nommée fausse coulemelle, présente un chapeau ochracé campanulé et un pied recouvert d’une toison laineuse blanche. C’est une espèce toxique qui ne doit pas être consommée, comme la plupart des petites lépiotes.
Description détaillée
Le chapeau, de 4 à 8 cm, est campanulé au début, plus ou moins mamelonné, de couleur ochracée, cuir à fauve ochracé. Sa cuticule sèche conserve des vestiges cotonneux du voile blanc sur la marge. Les lamelles sont libres, serrées, blanches ou crème roussâtre. Le pied (5 à 8 cm de haut sur 0,2 à 0,8 cm) est cylindrique, légèrement épaissi vers le bas, ceinturé de restes de voile blanc ; il est recouvert d’une toison floconneuse de longues fibrilles soyeuses d’aspect laineux, jusqu’à une zone annulaire fragile. La chair est mince, tendre, blanche à brun clair, dégageant une forte odeur fruitée et de saveur douce. Les spores (10 à 17,5 x 4,2 à 5,5 µm) sont blanches et en forme de fuseau.
Écologie et habitat
Assez commune, la lépiote en bouclier pousse en été et en automne, de juin à novembre, sur les sols riches, dans les bois de feuillus comme de résineux.
Toxicité
La lépiote en bouclier est toxique et ne doit pas être consommée. Malgré son odeur fruitée et sa saveur douce, elle appartient au groupe des petites lépiotes, presque toutes toxiques voire mortelles ; par prudence, aucune ne doit être récoltée pour la table.
Questions fréquentes
La lépiote en bouclier est-elle comestible ?
Non, elle est toxique et ne doit pas être consommée, malgré son odeur fruitée agréable.
Comment la reconnaître ?
À son chapeau ochracé campanulé à marge cotonneuse et à son pied recouvert d’une toison laineuse blanche.
Pourquoi l’appelle-t-on fausse coulemelle ?
Sa silhouette rappelle celle des coulemelles, mais sa petite taille et sa toxicité en font une espèce à éviter absolument.
Où pousse-t-elle ?
Sur les sols riches, dans les bois de feuillus et de résineux, de juin à novembre.
Espèces proches à découvrir
La lépiote à écailles aiguës (Lepiota aspera) est une lépiote robuste dont le chapeau brun ocre est hérissé d’écailles pointues en aiguilles. À la forte odeur de radis, elle est toxique et ne doit pas être consommée.
Description détaillée
Le chapeau (5 à 10 cm), convexe puis aplati, brun ocre à brun roux, est hérissé d’écailles coniques pointues qui se détachent facilement, laissant un fond blanchâtre satiné ; la cuticule peut se crevasser en plaques concentriques. Les lamelles très serrées, inégales et fourchues, libres, sont blanc crème à reflets roussâtres. Le pied ferme (5,5 à 7,5 cm), légèrement bulbeux, se teinte des tons du chapeau et porte un anneau ample, floconneux, brun dessous. La chair épaisse mais cassante, blanche, dégage une odeur forte de fruits et de radis rappelant Lepiota cristata.
Écologie et habitat
Elle pousse en été et en automne, isolée ou en petits groupes, sur sols riches et calcaires, en bordure des routes et dans les bois de feuillus comme de conifères.
Toxicité
Cette espèce est toxique et provoque des troubles digestifs. Son odeur désagréable de radis et sa chair sans qualité la rendent impropre à la consommation.
Confusions
Elle rappelle d’autres lépiotes écailleuses. Les écailles pointues dressées en aiguilles et l’odeur de radis la distinguent, mais toute petite ou moyenne lépiote reste à écarter en raison des espèces mortelles voisines.
Questions fréquentes
La lépiote à écailles aiguës est-elle comestible ?
Non, elle est toxique et provoque des troubles digestifs.
Comment la reconnaître ?
À ses écailles pointues en aiguilles sur un chapeau brun ocre et à son odeur de radis.
Où pousse-t-elle ?
Sur sols riches et calcaires, en bordure de routes et dans les bois, en été et en automne.
Avec quoi peut-on la confondre ?
Avec d’autres lépiotes écailleuses ; certaines lépiotes étant mortelles, la prudence s’impose.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez le 15 ou un centre antipoison.
Espèces proches à découvrir
L’hypholome briqueté (Hypholoma lateritium), ou nématolome briqueté, pousse en touffes sur les souches de feuillus. Son chapeau charnu d’un roux briqueté et sa chair amère le rendent suspect : l’Atlas le classe toxique et conseille de le laisser sur place.
Description détaillée
Le chapeau (3 à 10 cm), assez charnu, lisse et sec, est d’un roux briqueté, plus pâle vers la marge, qui porte jeune des débris blanchâtres du voile. Les lamelles, adnées, sont blanc jaunâtre puis brun olivâtre. Le pied (6–12 cm), épais et robuste, est jaune soufre en haut, teinté de rouille vers le bas. La chair, épaisse et ferme, a une saveur nettement amère.
Écologie et habitat
On le rencontre d’avril à mai, puis d’août à décembre, en touffes sur les souches et troncs de feuillus (hêtres, chênes, bouleaux) et parfois de sapin.
Toxicité
Son amertume et sa parenté avec l’hypholome fasciculé le rendent suspect à toxique : il peut provoquer des troubles digestifs. Consommé dans certaines régions après cuisson, il reste déconseillé et l’Atlas recommande de l’éviter.
Confusions
Proche de l’hypholome fasciculé (plus jaune, très toxique) et des pholiotes en touffe. Devant tout champignon en touffe sur souche, la prudence s’impose.
Questions fréquentes
L’hypholome briqueté est-il comestible ?
Non : amer et suspect, l’Atlas le classe toxique et conseille de l’éviter.
Comment le reconnaître ?
Touffes sur souches de feuillus, chapeau charnu roux briqueté, chair amère, pied robuste.
Se distingue-t-il de l’hypholome fasciculé ?
Oui : il est plus roux et plus charnu, là où le fasciculé est jaune soufre à lames verdâtres.
Espèces proches à découvrir
La russule jolie (Russula lepida), aussi appelée « cul rouge », se reconnaît à sa chair exceptionnellement dure et cassante et à son chapeau rouge vif à carminé, sec et velouté. Sa saveur désagréable, mentholée et un peu amère, la rend immangeable.
Description détaillée
Le chapeau, de 4 à 11 cm, est épais et dur, d’abord convexe puis aplani et légèrement déprimé au centre, la marge restant unie. Sa couleur oscille entre le rouge vif et le rouge carminé, se décolorant parfois en blanchâtre ou jaunâtre avec l’âge. La cuticule est sèche, mate, pruineuse et très veloutée, souvent fendillée par temps sec. Les lamelles sont serrées, assez épaisses, fourchues près du pied, blanches à reflet crème, l’arête devenant rosâtre près du chapeau. Le pied est cylindrique ou en massue, dur, cassant, blanc teinté de rose rouge, plus marqué à la base. La chair est blanche, ferme, dure, crayeuse en séchant ; l’odeur est douce, fruitée-mentholée, mais la saveur est désagréable et devient un peu amère.
Écologie et habitat
La russule jolie pousse dans les bois de feuillus, surtout sous hêtres et charmes, plus rarement sous conifères en région montagneuse. On la rencontre de juin à septembre.
Pourquoi l’éviter
Sans être dangereuse, la russule jolie est immangeable : sa chair très dure et sa saveur mentholée puis amère la rendent impropre à la consommation. Elle n’a aucun intérêt culinaire.
Questions fréquentes
La russule jolie est-elle comestible ?
Non. Elle est immangeable en raison de sa chair très dure et de sa saveur désagréable, mentholée et amère.
La russule jolie est-elle toxique ?
Elle n’est pas réputée dangereuse, mais son goût la rend inconsommable. Dans le doute, abstenez-vous.
Comment la reconnaître ?
Chapeau rouge vif velouté et fendillé, chair très dure et crayeuse, odeur fruitée-mentholée et saveur amère sont ses principaux repères.
Où et quand la trouver ?
Sous hêtres et charmes, plus rarement sous conifères en montagne, de juin à septembre.
Espèces proches à découvrir
La russule émétique (Russula emetica) est une russule au chapeau d’un rouge vermillon éclatant et à la saveur brûlante, commune dans les bois humides de conifères. C’est une espèce toxique, responsable de troubles digestifs avec vomissements.
Description détaillée
Le chapeau (4-10 cm) est épais et charnu, globuleux puis étalé et enfin déprimé. La marge, lisse puis striée, surmonte une cuticule brillante, visqueuse par temps humide, d’un beau vermillon écarlate plus ou moins décoloré. Les lamelles, peu serrées et fragiles, sont blanches à reflet crème. Le pied (2,5-8,5 x 1-3 cm) est cylindrique, sa forme variant selon le sol, relativement ferme, souvent ridé verticalement, blanc, parfois nuancé de rose ou de rouge, à base jaunâtre. La chair est ferme, blanche, rosée sous la cuticule, et de saveur très âcre et brûlante, caractéristique de l’espèce.
Écologie et habitat
La russule émétique pousse seule ou en groupes, de juin à octobre, sur sols acides et humides, sous les épicéas, les pins et les bouleaux, dans les lieux humides et les tourbières.
Toxicité
Cette espèce est toxique : sa chair âcre provoque des troubles digestifs avec nausées et vomissements. Elle ne doit pas être consommée. Sa saveur brûlante, révélée en goûtant puis recrachant un fragment cru, permet de l’écarter des russules douces comestibles, mais son chapeau rouge vif la fait aussi confondre avec d’autres russules rouges.
Questions fréquentes
La russule émétique est-elle dangereuse ?
Elle est toxique : sa consommation provoque des troubles digestifs avec vomissements. Il ne faut pas la manger.
Comment la reconnaître ?
À son chapeau rouge vermillon éclatant, ses lames blanches et surtout sa saveur très âcre et brûlante.
Où et quand pousse-t-elle ?
De juin à octobre, sur sols acides humides, sous épicéas, pins et bouleaux, souvent en tourbière.
Comment la distinguer d’une russule comestible ?
Par sa saveur brûlante : goûtez un fragment cru puis recrachez ; toute âcreté fait rejeter la russule.
Que faire en cas d’ingestion ?
Appelez le 15 ou un centre antipoison, même si les symptômes semblent bénins.
Espèces proches à découvrir
Le satyre puant (Phallus impudicus), aussi appelé « œuf du diable », est célèbre pour l’odeur cadavérique de sa gléba, qui attire les mouches et signale sa présence à plusieurs mètres. À l’état développé, il est immangeable.
Description détaillée
Le satyre puant débute sous la forme d’un œuf blanc arrondi, de la taille d’une balle de golf, ancré au sol par un rhizoïde. À maturité, il développe un chapeau conique campanulé de 3 à 6 cm, alvéolé, couvert d’une gléba gélatineuse verdâtre puis noirâtre à l’odeur fétide. Le pied, de 10 à 20 cm, est allongé, blanc, creux, poreux et fragile, entouré à sa base d’une volve blanchâtre. La chair est blanche et dégage, une fois le champignon sorti de sa volve, une odeur tellement fétide et cadavérique que l’on croit parfois à la présence d’un animal mort.
Écologie et habitat
On le rencontre seul ou en groupe, autour des souches, dans les forêts de feuillus ou de conifères, sur sols acides ou alcalins, d’avril à octobre, dans la zone tempérée nord.
Pourquoi l’éviter
L’odeur fétide et cadavérique rend le champignon adulte totalement immangeable. Si la partie blanche interne du jeune œuf a parfois été consommée pour son goût de noisette, elle est réputée légèrement toxique : il est plus prudent de s’abstenir.
Questions fréquentes
Le satyre puant est-il comestible ?
À l’état développé, il est immangeable à cause de son odeur fétide. Le jeune œuf, réputé légèrement toxique, est à éviter par prudence.
Pourquoi sent-il si mauvais ?
Sa gléba dégage une odeur cadavérique qui attire les mouches ; elles consomment cette gelée et dispersent les spores, assurant la survie de l’espèce.
Quel est cet œuf blanc dans le sol ?
C’est le stade jeune du satyre puant : un œuf blanc à membrane coriace d’où émerge ensuite le pied.
Où et quand le trouver ?
Autour des souches, en forêts de feuillus ou de conifères, d’avril à octobre.
Le scléroderme orangé (Scleroderma citrinum) forme une boule dure à l’enveloppe épaisse, jaune ocre et verruqueuse, dont la masse intérieure passe du blanc au violacé-noirâtre. C’est une espèce toxique, à ne surtout pas confondre avec une truffe.
Description détaillée
Le carpophore, de 5 à 12 cm, est sphérique puis un peu aplati, sans pied véritable, fixé au sol par de fins filaments mycéliens. Son enveloppe (péridium) est épaisse, coriace et élastique, crème à jaune ocre puis brun chamoisé avec l’âge, et ornée de squamules en relief ressemblant à de petites verrues. Coupée, l’enveloppe rougit plus ou moins à l’air. La masse fertile (gléba) est d’abord blanche et ferme, puis rosée, enfin violacé-noirâtre et marbrée de veines blanchâtres, avant de se transformer en une poudre gris-olive à maturité. L’odeur est forte et désagréable.
Écologie et habitat
Le scléroderme orangé pousse en troupes dans la mousse, sur sols humides, acides et siliceux, sous feuillus (hêtres, bouleaux) ou conifères (pins, épicéas). On le rencontre de juin à novembre.
Toxicité
Comme tous les sclérodermes, il est toxique. Consommé, il provoque des troubles digestifs (nausées, vomissements), des sueurs et des malaises. Le danger est aggravé par le risque de confusion : ce champignon a parfois été utilisé frauduleusement à la place de la truffe. Sa chair violacée marbrée n’a rien à voir avec la chair veinée d’une véritable truffe.
Questions fréquentes
Le scléroderme orangé est-il toxique ?
Oui. Comme tous les sclérodermes, il est toxique et provoque des troubles digestifs, des sueurs et des malaises.
Peut-on le confondre avec une truffe ?
Son enveloppe et sa forme peuvent tromper, mais sa chair passe au violacé-noirâtre marbré de blanc, très différente de la chair veinée d’une truffe. Il a d’ailleurs été employé frauduleusement pour l’imiter.
Comment le reconnaître ?
Boule dure de 5 à 12 cm, enveloppe épaisse jaune ocre verruqueuse, chair blanche puis violacée, odeur forte et désagréable.
Où et quand le trouver ?
En troupes dans la mousse, sous feuillus ou conifères sur sols acides, de juin à novembre.
Comment utiliser l’Atlas des champignons
Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.
Comestibles, toxiques ou mortels
Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.