Sécurité avant tout : aucune fiche de cet atlas ne remplace l’avis d’un spécialiste. En cas de doute sur une récolte, ne consommez rien et faites systématiquement contrôler vos champignons par un pharmacien ou une société mycologique avant toute consommation. Chaque année, des confusions avec des espèces toxiques provoquent des intoxications graves, parfois mortelles.

L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !

Lactaire poivré

Le lactaire poivré (Lactarius piperatus) est un grand lactaire entièrement blanc, à lames très serrées et fines, dont le lait blanc est immédiatement brûlant de poivre. Cette âcreté extrême le rend sans intérêt dans nos cuisines.

Nom latinLactarius piperatus
FamilleRussulacées
Chapeau5–15 cm, blanc mat
Hauteur2–7 cm
SaisonJuin à novembre
ComestibilitéSans intérêt

Description détaillée

Le chapeau (5–15 cm), charnu, étalé-convexe puis creusé en entonnoir, garde une marge lisse longtemps enroulée. Sa cuticule blanche et mate se tache de rouille avec l’âge et se crevasse par temps sec. Les lamelles, très basses et très serrées — environ une dizaine par centimètre — sont étroites, décurrentes et fourchues, crème pâle, et exsudent un lait blanc abondant qui ne change pas de couleur. Le pied, plein, ferme et blanchâtre, est aminci à la base. La chair épaisse, dure et cassante, verdit lentement à l’air ; le lait est d’une âcreté très poivrée.

Écologie et habitat

De juin à novembre, sur sols argileux et calcaires, en groupes nombreux ou en cercles, dans les bois feuillus ombragés et humides (chênes, hêtres) ou parfois sous conifères.

Pourquoi l’éviter

Son lait est d’une âcreté poivrée extrême qui brûle la bouche : frais, il est inconsommable. Dans les pays de l’Est, il est employé après séchage et réduit en poudre comme condiment, mais il n’a aucun intérêt en cuisine courante.

Confusions

Il ressemble au lactaire velouté (Lactarius vellereus), plus grand et à cuticule feutrée, ainsi qu’à certaines russules blanches. Ses lames extrêmement serrées et fines et son lait immédiatement poivré l’identifient.

Bon à savoir : une simple goutte de lait sur la langue confirme l’espèce — la brûlure poivrée est instantanée (recracher aussitôt).

Questions fréquentes

Le lactaire poivré est-il comestible ?

À l’état frais, non : son lait poivré brûlant le rend sans intérêt, sans être véritablement toxique.

Comment le reconnaître ?

Chapeau blanc en entonnoir, lames très serrées et fines, lait blanc immédiatement poivré.

Où pousse-t-il ?

Dans les bois feuillus humides (chênes, hêtres), en groupes, de juin à novembre.

Peut-on vraiment le manger ?

Seulement après séchage et transformation en condiment, comme dans l’Est ; ce n’est pas un comestible ordinaire.

Avec quoi le confondre ?

Avec le lactaire velouté, plus grand et feutré, ou des russules blanches dépourvues de lait.

Catégorie : Comestible

Comment utiliser l’Atlas des champignons

Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.

Comestibles, toxiques ou mortels

Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.