Sécurité avant tout : aucune fiche de cet atlas ne remplace l’avis d’un spécialiste. En cas de doute sur une récolte, ne consommez rien et faites systématiquement contrôler vos champignons par un pharmacien ou une société mycologique avant toute consommation. Chaque année, des confusions avec des espèces toxiques provoquent des intoxications graves, parfois mortelles.

L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !

Psalliote des forêts

La psalliote des forêts (Agaricus silvaticus) est un agaric des forêts de pins, reconnaissable à son chapeau brun cannelle couvert d’écailles fibrilleuses et à sa chair qui rougit vivement à la coupe. C’est un bon comestible, un peu plus petit et plus foncé que l’agaric des prés.

Nom latinAgaricus silvaticus
FamilleAgaricacées
Chapeau4-8 (10) cm, ocre marron cannelle, écailleux-fibrilleux
HauteurPied de 6-10 x 1-1,2 cm, cylindrique, à anneau
SaisonDe juillet à septembre
ComestibilitéBon comestible

Description détaillée

Le chapeau (4-8 cm, jusqu’à 10 cm) est ocre marron clair à marron cannelle terni, moucheteux d’écailles fibrilleuses, et reste relativement peu charnu. Les lamelles, rose saumon ou gris clair rougâtre dans la jeunesse, deviennent marron foncé. Le pied (6-10 x 1-1,2 cm) est cylindrique, élancé, un peu étoffé à la base, muni d’un large anneau. Les zones abîmées du chapeau, des lamelles ou de l’anneau prennent une teinte rouge vif virant ensuite au brun. La chair blanche se teinte de rouge vif à la coupure, surtout chez les jeunes, avec une bonne odeur de champignon. Les spores (5,5-6 x 3,5-4 µm) sont ovoïdes, petites et brunes.

Écologie et habitat

On la rencontre en été et en automne, en grande quantité, dans les forêts de pins, particulièrement sur les sols calcaires.

En cuisine

La psalliote des forêts est un bon comestible. Sa chair change de couleur à l’air, ce qui la rend un peu moins recherchée que d’autres agarics, mais sa saveur reste appréciée. On la consomme bien cuite.

Confusions

La prudence s’impose avec tous les agarics : écartez les espèces à chair jaunissant vivement et à odeur d’encre (agarics jaunissants, indigestes) et, surtout, ne confondez jamais un agaric avec une amanite blanche à lames restées blanches. Ici, les lamelles roses puis brunes et le rougissement de la chair sont de bons repères.

Astuce : coupez toujours un exemplaire ; le rougissement franc de la chair, sans odeur d’encre, confirme la psalliote des forêts.

Questions fréquentes

La psalliote des forêts est-elle comestible ?

Oui, c’est un bon comestible, à consommer bien cuit.

Pourquoi sa chair rougit-elle ?

Sa chair blanche se teinte de rouge vif à la coupe, surtout chez les jeunes sujets : c’est un caractère d’identification.

Où pousse-t-elle ?

Dans les forêts de pins, surtout sur sols calcaires.

Quand la récolter ?

De juillet à septembre.

Comment la distinguer d’un agaric toxique ?

Ses lamelles roses puis brunes et sa chair rougissante l’opposent aux amanites blanches à lames blanches ; écartez aussi les agarics à odeur d’encre et à base jaunissante.

Espèces proches à découvrir

Catégorie : Comestible

Comment utiliser l’Atlas des champignons

Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.

Comestibles, toxiques ou mortels

Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.