Sécurité avant tout : aucune fiche de cet atlas ne remplace l’avis d’un spécialiste. En cas de doute sur une récolte, ne consommez rien et faites systématiquement contrôler vos champignons par un pharmacien ou une société mycologique avant toute consommation. Chaque année, des confusions avec des espèces toxiques provoquent des intoxications graves, parfois mortelles.

L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !

Lactaire à lait jaune

Le lactaire à lait jaune (Lactarius theiogalus) est un petit lactaire brun-orangé des bois acides et humides, reconnaissable à son lait blanc qui vire au jaune vif en une trentaine de secondes. Sa saveur âcre le rend sans intérêt culinaire.

Nom latinLactarius theiogalus
FamilleRussulacées
Chapeau4–10 cm, brun-orangé zoné
Hauteur3–7 cm
SaisonÉté à automne
ComestibilitéSans intérêt

Description détaillée

Le chapeau, de 4 à 10 cm, est d’abord umboné puis déprimé au centre, de couleur brun-gris orangé s’éclaircissant vers les bords, souvent parcouru de discrètes zones concentriques ; sa marge est irrégulière et striée. Les lamelles, blanchâtres à crème, sont assez serrées et plutôt décurrentes. Le pied, mince, mesure généralement plus que le diamètre du chapeau et en reprend la teinte. La chair, pâle et fragile, passe au jaune citron à la coupe ; le lait, âcre, jaunit en une trentaine de secondes, pour une odeur quelconque.

Écologie et habitat

Espèce ectomycorhizienne, elle affectionne les terrains siliceux, acides et humides, où elle pousse en été et en automne aussi bien sous feuillus que sous résineux. On la rencontre souvent en petits groupes dans la litière.

Pourquoi l’éviter

L’âcreté marquée de son lait et sa chair mince et cassante lui ôtent tout intérêt gastronomique. Sans être un poison, il gâterait un plat et se digère mal cru.

Confusions

Il ressemble à d’autres petits lactaires bruns-orangés comme le lactaire dépérissant (Lactarius tabidus) ou le lactaire douceâtre (Lactarius subdulcis). Le jaunissement rapide et net du lait sur fond blanc est ici le meilleur critère.

Bon à savoir : pour trancher entre petits lactaires bruns, déposez une goutte de lait sur un mouchoir blanc : chez cette espèce, elle vire au jaune en une trentaine de secondes.

Questions fréquentes

Le lactaire à lait jaune est-il comestible ?

Non, il est considéré comme sans intérêt : son lait âcre et sa chair fragile le rendent impropre à la consommation.

Comment le reconnaître ?

Petit chapeau brun-orangé zoné, lamelles claires décurrentes, et surtout un lait blanc qui jaunit en une trentaine de secondes.

Où pousse-t-il ?

Sur sols siliceux acides et humides, en été et en automne, sous feuillus comme sous résineux.

Peut-on le confondre avec un bon comestible ?

Il se mêle à d’autres petits lactaires bruns sans valeur ; aucun n’est un comestible recherché, mais le test du lait jaunissant aide à l’identifier.

Catégorie : Comestible

Comment utiliser l’Atlas des champignons

Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.

Comestibles, toxiques ou mortels

Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.