Sécurité avant tout : aucune fiche de cet atlas ne remplace l’avis d’un spécialiste. En cas de doute sur une récolte, ne consommez rien et faites systématiquement contrôler vos champignons par un pharmacien ou une société mycologique avant toute consommation. Chaque année, des confusions avec des espèces toxiques provoquent des intoxications graves, parfois mortelles.

L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !

Lactaire de l'épicéa

Le lactaire de l’épicéa (Lactarius deterrimus) est un proche parent du lactaire délicieux, reconnaissable à son chapeau rouge-orangé zoné qui verdit avec l’âge et à son lait couleur carotte. Lié à l’épicéa, c’est un comestible honnête, moins fin que son célèbre cousin.

Nom latinLactarius deterrimus
FamilleRussulacées
Chapeau8–15 cm, rouge-orangé verdissant
Hauteurjusqu’à 8 cm
SaisonFin d’été à automne
ComestibilitéComestible

Description détaillée

Le chapeau, charnu (8 à 15 cm), convexe puis creusé en coupe ou en entonnoir, porte une cuticule glabre et visqueuse, rouge-orangé avec des zones concentriques plus foncées ; il se tache de vert avec l’âge. Les lamelles serrées et décurrentes, ocre à orangé, verdissent au contact. Le pied, robuste et cassant, souvent creusé, reprend la teinte du chapeau et se marque de fossettes orangé vif. La chair, dure et cassante, blanchâtre au centre et orangé vif ailleurs, verdit avec l’âge ; elle exsude un latex orangé couleur carotte devenant verdâtre, et sa saveur, douce au début, devient un peu piquante et amère à cru.

Écologie et habitat

Très commun, il pousse d’août à novembre sur sols humides et calcaires, en symbiose avec les conifères, principalement l’épicéa, dans les zones moussues.

En cuisine

Nettement moins savoureux que le lactaire délicieux, il reste appréciable cuisiné fermement : grillé au barbecue avec quelques herbes, ou confit au vinaigre. Il gagne à être consommé jeune et bien cuit, la chair pouvant être un peu âpre à cru. Le verdissement, naturel, n’est pas un signe d’altération.

Confusions

Il se distingue du lactaire délicieux (Lactarius deliciosus), lié aux pins et de saveur plus douce, par son association à l’épicéa, son verdissement plus marqué et sa chair légèrement amère. Tous deux se reconnaissent à leur lait orangé carotte, gage d’innocuité dans ce groupe.

Astuce : préférez les jeunes exemplaires à chair ferme et cuisez-les bien ; le verdissement de la chair est normal et ne doit pas inquiéter.

Questions fréquentes

Le lactaire de l’épicéa est-il comestible ?

Oui, c’est un comestible correct, moins fin que le lactaire délicieux mais bon grillé ou confit au vinaigre.

Pourquoi verdit-il ?

Son lait orangé et sa chair virent naturellement au vert à la coupe et avec l’âge : c’est un caractère normal de l’espèce.

Où le trouver ?

Sous conifères, surtout l’épicéa, sur sols humides et calcaires moussus, d’août à novembre.

Comment le distinguer du lactaire délicieux ?

Le délicieux pousse sous pins et est plus doux ; celui-ci, lié à l’épicéa, verdit davantage et sa chair est légèrement amère.

Catégorie : Comestible

Comment utiliser l’Atlas des champignons

Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.

Comestibles, toxiques ou mortels

Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.