Sécurité avant tout : aucune fiche de cet atlas ne remplace l’avis d’un spécialiste. En cas de doute sur une récolte, ne consommez rien et faites systématiquement contrôler vos champignons par un pharmacien ou une société mycologique avant toute consommation. Chaque année, des confusions avec des espèces toxiques provoquent des intoxications graves, parfois mortelles.

L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !

Lactaire zoné

Le lactaire zoné (Lactarius zonarius) est un lactaire trapu, orangé à roussâtre, reconnaissable aux zones concentriques qui ornent sa cuticule et à sa marge enroulée. Son lait blanc, très âcre et immuable, le rend sans intérêt en cuisine.

Nom latinLactarius zonarius
FamilleRussulacées
Chapeau5–13 cm, orangé zoné
Hauteur3–7 cm
SaisonÉté à automne
ComestibilitéSans intérêt

Description détaillée

Le chapeau, de 5 à 13 cm, passe d’une forme convexe à un profil déprimé en entonnoir ; sa cuticule orangé-roussâtre à jaunâtre est zonée de lignes concentriques et sa marge reste longtemps enroulée. Les lamelles étroites, serrées et décurrentes sont crème à crème ochracé, parfois lavées de saumon. Le pied court et cylindrique (2,5 à 7 cm) est blanc teinté d’ocre. La chair épaisse et ferme laisse écouler un lait blanc très âcre qui ne jaunit pas ; l’odeur est légèrement fruitée.

Écologie et habitat

Le lactaire zoné pousse de juillet à octobre sur sols argilo-calcaires, surtout sous les conifères en montagne. Des formes plus claires accompagnent aussi les feuillus de plaine, notamment les chênes et les charmes.

Pourquoi l’éviter

Sa chair et son lait sont d’une âcreté brûlante qui ne disparaît pas à la cuisson. Dépourvu de valeur gustative, il peut provoquer des troubles digestifs s’il est consommé : mieux vaut le laisser sur place.

Confusions

Il se confond avec d’autres lactaires orangés zonés, comme Lactarius acerrimus ou L. evosmus, et de loin avec le lactaire délicieux. Ce dernier se reconnaît à son lait orangé virant au vert, alors que le lactaire zoné a un lait blanc immuable et très âcre.

Bon à savoir : goûter une infime parcelle de chair, puis la recracher, suffit à révéler l’âcreté brûlante caractéristique des lactaires non comestibles.

Questions fréquentes

Le lactaire zoné est-il comestible ?

Non, son lait blanc très âcre le rend sans intérêt et potentiellement irritant pour le tube digestif.

Comment le reconnaître ?

À sa cuticule orangé-roussâtre zonée de cercles concentriques, à sa marge enroulée et à son lait blanc immuable.

Où pousse-t-il ?

Sur sols argilo-calcaires, surtout sous conifères en montagne, plus rarement sous feuillus en plaine.

Son lait change-t-il de couleur ?

Non, il reste blanc : c’est un bon critère face aux lactaires à lait coloré.

La cuisson enlève-t-elle l’âcreté ?

Non, l’âcreté persiste malgré une cuisson prolongée ; il vaut mieux s’abstenir.

Catégorie : Comestible

Comment utiliser l’Atlas des champignons

Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.

Comestibles, toxiques ou mortels

Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.