L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !
Agaric couleur de miel
L’armillaire couleur de miel (Armillaria mellea), aussi appelée souchette, pousse en touffes denses sur le bois et se reconnaît à son chapeau miel écailleux et à l’anneau (armille) blanc bordé de jaune en haut du pied. Redoutable parasite des arbres, c’est un champignon déconseillé : toxique cru ou mal cuit, il reste mal toléré même bien préparé.
Description détaillée
Le chapeau (2 à 15 cm) est charnu, d’abord globuleux puis convexe et enfin étalé, souvent muni d’un mamelon central ; sa teinte passe du brun au jaune miel et son sommet se couvre de fines écailles fibrilleuses qui s’estompent avec l’âge. Les lamelles, assez serrées et adnées à légèrement décurrentes, sont blanches puis tachées de roux. Le pied (5 à 20 cm) est long, très fibreux et coriace – raison pour laquelle il n’est jamais consommé – souvent noirci à la base ; il porte un anneau ample, l’armille, strié dessus et bordé de jaune dessous, critère d’identification majeur. La chair, mince et ferme, blanche, dégage une odeur forte un peu nauséeuse et une saveur souvent amère. La sporée est blanche.
Écologie et habitat
Commune de juin à décembre, l’armillaire pousse en touffes denses sur les souches, les troncs et jusque sur les racines enfouies, aussi bien de feuillus que de conifères. Loin d’être un simple recycleur de bois mort, c’est un parasite agressif qui attaque les arbres affaiblis et se propage par des rhizomorphes noirâtres, sortes de lacets courant sous l’écorce et le sol pour coloniser de nouveaux hôtes. Son mycélium est par ailleurs bioluminescent : par temps humide, le bois colonisé peut émettre une faible lueur verdâtre.
Toxicité
La comestibilité de l’armillaire est discutée et l’Atlas la classe parmi les espèces déconseillées. Consommée crue ou mal cuite, elle provoque des troubles digestifs parfois sévères (nausées, vomissements, diarrhées), car elle contient des composés thermolabiles détruits seulement par une cuisson complète. Même bien préparée, elle reste mal tolérée par certaines personnes. Ceux qui la consomment ne gardent que les jeunes chapeaux, les font cuire longuement à feu vif et jettent l’eau de végétation ; au moindre doute, il vaut mieux s’abstenir.
Confusions
Poussée en touffes sur le bois, l’armillaire se confond avec plusieurs espèces dont certaines dangereuses : la galère marginée (Galerina marginata), mortelle, petite et brune ; l’hypholome en touffes (Hypholoma fasciculare), toxique, amer, aux lamelles verdâtres et sans anneau ; ou encore les pholiotes, à chapeau visqueux et anneau non blanc. Le réflexe sûr : la vraie armillaire porte un anneau blanc bordé de jaune et donne une sporée blanche. Une sporée brun-rouille exclut l’espèce et doit faire renoncer à toute consommation.
Questions fréquentes
L’armillaire couleur de miel est-elle comestible ?
Sa comestibilité est discutée et elle est déconseillée : toxique crue ou mal cuite, elle reste mal tolérée même bien préparée. Dans le doute, on s’abstient.
Comment reconnaître la vraie armillaire ?
Touffes sur le bois, chapeau miel écailleux, anneau blanc bordé de jaune en haut du pied et sporée blanche.
Quels champignons dangereux lui ressemblent ?
La galère marginée (mortelle) et l’hypholome en touffes (toxique), qui poussent aussi en touffes sur le bois. L’anneau et la sporée blanche aident à trancher.
Pourquoi dit-on qu’elle brille la nuit ?
Son mycélium est bioluminescent : par temps humide, le bois colonisé émet une faible lueur verte, phénomène appelé feu du renard.
Quand et où pousse-t-elle ?
De juin à décembre, en touffes sur souches, troncs et racines de feuillus comme de conifères, souvent en parasite d’arbres affaiblis.
🍴 Idées de recettes
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Comment utiliser l’Atlas des champignons
Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.
Comestibles, toxiques ou mortels
Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.


