L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !
Lyophylle de Saint Georges
La lyophylle de la Saint-Georges (Calocybe gambosa), aussi appelée mousseron de la Saint-Georges, est un champignon printanier très charnu qui dégage une forte odeur de farine fraîche. Elle pousse en ronds de sorcières dans les prairies et les haies. C’est un excellent comestible, ardemment recherché, à condition de l’identifier avec certitude.
Description détaillée
Le chapeau, de 5 à 15 cm, est très épais et bien ferme, d’abord hémisphérique à bord enroulé, puis convexe et enfin irrégulier. Sa couleur reste pâle : blanchâtre, crème ochracé, parfois brun jaunâtre. Sa surface sèche et mate est légèrement soyeuse au début, puis lisse. Les lamelles sont très serrées et remarquablement étroites, échancrées, blanchâtres ou crème. Le pied (4–9 × 1–4,5 cm), trapu et charnu, est blanchâtre ou faiblement teinté d’ochracé roussâtre. La chair, extrêmement épaisse au centre, blanche et ferme, exhale une forte odeur de farine fraîche, avec une saveur également farineuse.
Écologie et habitat
Espèce printanière, elle paraît vers la fin d’avril et se développe jusqu’en juin, avec de possibles résurgences automnales lors de fortes poussées. Elle croît en ronds de sorcières dans l’herbe des prairies, surtout de montagne, et, en plaine, plutôt dans les haies, près des ormeaux, aubépines et prunelliers, souvent aux mêmes endroits que les morilles et les entolomes de printemps. Le mycélium communique au sol une odeur de farine qui aide à repérer les « places à mousserons ».
En cuisine
Le mousseron de la Saint-Georges est un excellent comestible, très apprécié pour sa fermeté et son parfum farineux. On le cuisine poêlé, en omelette ou en accompagnement. Il faut le récolter jeune, car sa chair devient vite véreuse.
Confusions
La prudence est impérative : au printemps, le mousseron peut être confondu avec l’entolome livide (Entoloma sinuatum), très toxique, et avec certains inocybes dangereux. Vérifiez toujours l’odeur nettement farineuse, les lamelles blanches à crème (jamais rosées comme chez les entolomes) et la sporée blanche avant toute consommation. Au moindre doute, faites contrôler votre récolte par un pharmacien ou une société mycologique.
Questions fréquentes
Quand pousse le mousseron de la Saint-Georges ?
Principalement d’avril à juin, autour de la Saint-Georges (23 avril), d’où son nom, avec de possibles retours à l’automne.
Comment le reconnaître à coup sûr ?
Chapeau charnu et pâle, lamelles serrées blanchâtres, chair ferme et surtout forte odeur de farine fraîche. La sporée est blanche.
Avec quoi peut-on le confondre ?
Avec l’entolome livide, très toxique, et certains inocybes. Ces espèces n’ont pas l’odeur farineuse et présentent souvent des lamelles rosées ou une sporée colorée.
Où le chercher ?
En ronds de sorcières dans les prairies de montagne et, en plaine, dans les haies près des aubépines, prunelliers et ormeaux.
Comment le cuisiner ?
Jeune et bien cuit, poêlé ou en omelette. Récoltez-le tôt car il devient rapidement véreux.
Comment utiliser l’Atlas des champignons
Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.
Comestibles, toxiques ou mortels
Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.


