L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !
Morillon
Le morillon (Morchella hybrida), ou mitrophore à demi-libre, est un champignon printanier proche des morilles, dont le chapeau alvéolé n’adhère au pied que sur sa moitié inférieure. C’est un bon comestible, un peu moins savoureux que les vraies morilles, mais qui est toxique cru et exige une cuisson complète.
Description détaillée
Le chapeau est conique à campanulé et pointu, petit par rapport au pied élancé ; il n’adhère au pied qu’à mi-hauteur et reste libre dans son tiers inférieur. Il est parcouru de côtes longitudinales et transversales délimitant des alvéoles quadrangulaires peu nombreuses. Sa couleur va du brun miel au fauve ou au brun olivâtre, les côtes longitudinales étant plus sombres et noircissant avec l’âge. Le pied (4–10 × 1–2 cm) est très allongé, un peu renflé à la base, creux et fragile, blanchâtre à ochracé pâle et floconneux. La chair, mince et fragile, est creuse à l’intérieur, sans odeur ni saveur marquées.
Écologie et habitat
Le morillon pousse de mars à juin, surtout en avril, sur sols riches et frais, en groupes cachés dans l’herbe épaisse des endroits humides : bords de mares et de ruisseaux, bois et bosquets, souvent sous les peupliers près d’un point d’eau.
En cuisine
C’est un bon comestible, un peu moins charnu et savoureux que les vraies morilles. Comme toutes les morilles, il est toxique cru ou insuffisamment cuit : une cuisson complète est indispensable pour détruire ses toxines, qui disparaissent aux environs de 70 °C. Il se décompose vite et doit être consommé rapidement après la récolte.
Confusions
Le morillon se distingue des vraies morilles par son chapeau libre sur sa moitié inférieure. Ne le confondez pas avec les gyromitres (Gyromitra), au chapeau cérébriforme et toxiques. Comme pour toutes les morilles, ne consommez jamais de spécimen cru.
Questions fréquentes
Le morillon est-il comestible ?
Oui, c’est un bon comestible, mais seulement bien cuit. Cru ou insuffisamment cuit, il est toxique.
En quoi diffère-t-il d’une vraie morille ?
Son chapeau n’adhère au pied que sur sa moitié supérieure et reste libre dans sa partie inférieure ; il est aussi plus petit par rapport au pied.
Quand et où le trouver ?
De mars à juin, surtout en avril, dans les endroits humides et frais, souvent sous les peupliers près de l’eau.
Comment le préparer sans risque ?
Cuisson complète obligatoire, aux alentours de 70 °C au moins, en jetant l’eau de cuisson, et consommation rapide.
Comment utiliser l’Atlas des champignons
Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.
Comestibles, toxiques ou mortels
Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.


