Sécurité avant tout : aucune fiche de cet atlas ne remplace l’avis d’un spécialiste. En cas de doute sur une récolte, ne consommez rien et faites systématiquement contrôler vos champignons par un pharmacien ou une société mycologique avant toute consommation. Chaque année, des confusions avec des espèces toxiques provoquent des intoxications graves, parfois mortelles.

L’Atlas des Champignons regroupe plus de 360 espèces différentes que vous pouvez retrouver à l’aide des boites déroulantes ci-dessous. Vous pouvez sélectionner une espèce par son nom vernaculaire (nom commun) ou par son nom latin. Dans tous les cas, il vaut mieux connaître le nom latin de l’espèce car en matière de nom commun, certaines espèces en ont plus d’une centaine selon les régions !

Pleurote du panicault

Le pleurote du panicaut (Pleurotus eryngii) se développe sur les racines et souches d’ombellifères, en particulier le panicaut. Son chapeau gris brunâtre et son pied ferme presque central le distinguent des autres pleurotes. C’est un très bon comestible, recherché pour sa saveur délicate.

Nom latinPleurotus eryngii
FamillePolyporacées
Chapeau4 à 15 cm, convexe puis déprimé au centre, gris brunâtre à brun roux
HauteurPied de 3 à 7 cm
SaisonD’avril à juin, puis octobre-décembre
ComestibilitéComestible

Description détaillée

Le chapeau, de 4 à 15 cm, est assez épais, convexe et charnu, puis étalé et déprimé au centre. Gris brunâtre, brun pâle ou brun roux, il peut s’éclaircir avec l’âge ; sa cuticule lisse et tomenteuse, parfois écailleuse au début, devient vite glabre, à marge d’abord enroulée puis relevée. Les lamelles, larges, arquées et espacées, sont décurrentes et se réunissent sur le pied ; blanches, elles se teintent légèrement de gris ou d’ocre pâle. Le pied (3 à 7 cm), tantôt central, tantôt un peu excentrique mais moins que chez les autres pleurotes, est plutôt court, atténué en pointe à la base, ferme et plein, blanc ou blanchâtre. La chair, assez tendre et épaisse, blanche, un peu tenace dans le pied, dégage une odeur agréable mais faible et une saveur douce.

Écologie et habitat

Ce pleurote pousse au printemps, parfois en été, et en automne, dans la région atlantique ainsi que dans le Midi et le Centre. Il se développe sur les souches ou même les racines de diverses ombellifères coupées l’année précédente, et sur les vieilles souches de panicaut (Eryngium campestre).

En cuisine

C’est un très bon comestible, très recherché, dont la saveur est délicate. Sa chair ferme se tient bien à la cuisson, ce qui en fait un champignon apprécié en poêlée comme en accompagnement.

Astuce : sa chair ferme supporte bien une cuisson lente à la poêle ; laissez-la colorer doucement pour révéler sa saveur délicate.

Questions fréquentes

Le pleurote du panicaut est-il un bon comestible ?

Oui, c’est un très bon comestible, recherché pour sa chair ferme et sa saveur délicate.

Comment le distinguer des autres pleurotes ?

Son pied est presque central, moins excentré que chez les autres pleurotes, et il pousse sur les racines et souches d’ombellifères, notamment le panicaut.

Où et quand le trouver ?

Dans la région atlantique, le Midi et le Centre, au printemps, parfois en été, et en automne, sur les souches et racines de panicaut et d’autres ombellifères.

Peut-on le cultiver ?

Cette espèce est aujourd’hui couramment cultivée et vendue sous le nom de pleurote du panicaut ; en cueillette, on la trouve sur ses hôtes naturels.

Catégorie : Comestible

Comment utiliser l’Atlas des champignons

Notre atlas recense plus de 360 espèces de champignons, classées et illustrées pour vous aider à les identifier. Vous pouvez rechercher une espèce par son nom commun ou, plus sûrement, par son nom latin : chaque champignon possède une fiche détaillée précisant son habitat, sa saison, sa description, sa comestibilité et ses confusions possibles.

Comestibles, toxiques ou mortels

Chaque fiche indique clairement la comestibilité de l’espèce. Prenez le temps de consulter nos listes de champignons mortels et de champignons parfois mortels avant toute cueillette. Rappelez-vous qu’aucune fiche ne remplace l’avis d’un spécialiste : en cas de doute sur une récolte, faites-la contrôler par un pharmacien ou une société mycologique.